"Orient express" est un poème de jeunesse que j'avais écrit après avoir vu une redif du film "Runaway train" d'Andrei Konchalovsky.
Le scénario avait vu le jour à partir d'un article paru en 1963 dans le journal Life et qui racontait l'histoire de quatre locomotives emballées et sans conducteur sur la voie menant de
Syracuse à Rochester.
Le train du film n'avait bien évidemment rien à voir avec l'Orient express, mais j'avais alors pris cette liberté d'association pour le besoin des rimes.
Le 12 mars 1995,
ORIENT
EXPRESS
A l’arrêt si imposant, massif et grossier,
Soufflant bruyamment telle une bête enragée,
Suite au coup de sifflet, la machine est lancée,
Les quais sont désertés, rien ne peut le stopper...
Le long train matinal déchire les campagnes,
A pleine vapeur, creuse son double sillage,
Sombre flèche métallique, perçant la montagne,
Son troublant passage modifie les paysages.
Accélère, accélère, chenille du démon !
Ton serpent de fumée s’élève à l’horizon,
Crache ta folle colère, file à vive allure
Tel un vieux chevalier vêtu de son armure
Traversant, fier et furtif, une brume épaisse,
On nommait ce cheval de fer : "Orient Express".
Guillaume Riou