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Livres

La ligne de fuite, BD de Christophe Dabitch et Benjamin Flao

King ink, de Nick Cave

Le petit Prince, d'Antoine de Saint-Exupéry

La vie en éclats... au seuil de l'aurore, d'Alain Jacquier 

Archimondain jolipunk, de Camille De Toledo

Le grand pouvoir du Chninkel, BD de Rosinski et Van-Hamme

L'existentialisme est un humanisme, de Jean-Paul Sartre

L'ombre du vent, de Carlos Ruiz Zafon

Le collier des songes, de Jean Hyacinthe-Loyson

Le dessin, BD de Marc-Antoine Mathieu

Presque rien sur presque tout, de Jean D'Ormesson

Voies Off, de Nicolas Pothier & Yannick Corboz

Les ombres errantes, de Pascal Quignard

Le principe de Peter, de L.J. Peter & R. Hull

Journal en miettes, d'Eugène Ionesco

Ciné

The fountain, de Darren Aronofsky

Will Hunting, de Gus Van Sant

Das boot, de Wolfgang Petersen

Pulp Fiction, de Quentin Tarantino

La cité des anges, de Brad Silberling

Dune, de David Lynch 

La faille, de Gregory Hoblit 

Le cercle des poètes disparus, de Peter Weir 

C'est arrivé près de chez vous, de Rémy Belvaux

Pump up the volume, d'Allan Moyle

Joyeuses funérailles, de Frank Oz

Citizen Kane, d'Orson Welles

No country for old men, des frères Coen

Eyes wide shut, de Stanley Kubrick

13 tzameti, de Gela Babluani

Bienvenue à Gattaca, de Andrew Niccol

Duel, de Steven Spielberg

La cité de la peur, des Nuls

Pi, de Daren Aronofsky

Un poisson nommé Wanda, de Charles Crichton

L'armée des 12 singes, de Terry Gilliam

Les 9 reines, de Fabian Bielinsky

Master and commander, de Peter Weir

Les galettes de Pont-Aven, de Joël Seria

Gone Baby Gone, de Ben Affleck

Willow, de Ron Howard

Romeo + Juliette, de Baz Luhrmann

Le premier jour du reste de ta vie, de Rémi Bezançon

Soleil vert, de Richard Fleischer

Irreversible, de Gaspar Noé

Elephant man, de David Lynch

La neuvième porte, de Roman Polanski

Into the wild, de Sean Penn

Le crime de Mr Lange, de Jean Renoir

Walter, retour en résistance, de Gilles Perret

Secret Défense, de Philippe Haim

Musique

It means nothing, de Stereophonics

Not an addict, de K'S Choice

You cut her hair, de Tom McRae

Devil inside, d'Utada Hikaru

Hang me up to dry, des Cold War Kids

Je vis où tu m'as laissé, de Calogero

Jolene, de The White Stripes

Satisfaction, de Benny Benassi

Je recherche, de Mauss & Charlie

Long slow goodbye, des Queens of the Stone Age

Les mots bleus, de Christophe

One hundred years, de The Cure

Paradoxal système, de Laurent Voulzy

Twist in my sobriety, de Tanita Tikaram

A la longue, de Noir Désir

Stop, de Sam Brown

Starlight, de Muse

Rodéo, de Zazie

1979, des Smashing Pumpkins

Paint it black, des Rolling Stones

She's my heroine, de Skunk Anansie

Loser, de Beck

Come as you are, de Nirvana 

Fleur de saison, d'Emilie Simon

La nuit je mens, d'Alain Bashung

Where the streets have no name, de U2

Turn the page, de Metallica

Brest, de Miossec

Frozen, de Madonna

Because the night, de Patti Smith

Envole-moi, de Jean-Jacques Goldman

I sat sadly by her side, de Nick Cave

Bring the noise, de Benny Benassi vs Public Enemy

Volontaire, de Noir Désir & Bashung

Les nuits d'une demoiselle, de Colette Renard

Feel the sun, des Tindersticks

Jailer, de Asa

Still loving you, de Scorpions

Joining you, d'Alanis Morissette

The end, de The Doors

Hold the line, de Toto

Alcohol, de Beck

Underneath, remixé par John Dahlback

J'en rêve encore, de Gérald de Palmas

Take my breath away, de Berlin

Alice et June, d'Indochine

Brick, de Fake

Storm, de Storm

The days of Pearly Spencer, de David McWilliams

Police dogs bonfire, de Lazyboy

A ma place, de Zazie et Axel Bauer

After laughter, de Wendy Renée

Stuck in the middle with you, des Stealers Wheel

Lost in love, de Legend B

Veteran of the psychic wars, des Blue Oyster Cult

Waiting, de The Devlins

La clé des chants, de Mick est tout seul

Thunderstruck, d'ACDC

Tell me I'm wrong, d'Eskobar

Smells like teen spirit, int.par Patti Smith & Cali

Alma, d'I Muvrini

La carioca, par Les Nuls

Couleur café, de Serge Gainsbourg

Witchcrafts, de Malka Spigel

Woman, de Neneh Cherry

Ordinary world, des Duran Duran

Every me & every you, de Placebo

I know you love me too, de Chris Raven

Une seule vie, de Gérald de Palmas

Send me an angel, de Scorpion

Glory box, de Portishead

Drive, de The cars

Where is my mind ?, des Pixies

Let me think about it, de Ida Corr Vs Fedde le grand

Viva la vida, de Coldplay

Creep, de Radiohead

Crucify, de Tori Amos

Slow slow, de Ayo

Le tissu, de Jeanne Cherhal

Say it ain't so, de Murray Head

Under the bridge, des Red Hot Chili Peppers

U wanna rock, de Pakito

Africa, de Toto

Black snake moan, int.par Samuel L. Jackson

Summer sun, de Texas

Speed of sound, de Coldplay

Dust in the wind, de Kansas

Sea, sex and sun, de Serge Gainsbourg

Slave to love, de Bryan Ferry

Si j'étais elle, de Julien Clerc

The lovers are losing, de Keane


Steppe, de René Aubry

Don't stop the music, de Rihanna

Ca casse, de Maurane


She dies, de A place to bury strangers

Infinity 2008, par Guru Josh Project

Bad timing, de Deus


Mother earth, de Within temptation

Simply the best, de Tina Turner

Café bleu, de Soha

Hysteria, de Muse

Blink, de John Dahlback

Sober, de Pink

Army of me, de Bjork

Ma Baker, des Boney M

Qu'est-ce que vous voulez ?, de The Amazing

Blitzkrieg bop, de The Ramones

Cendrillon, de Téléphone

Everybody's got to learn sometime, de The Korgis

Birds, de Vitalic

Gevurah, de John Zorn

Nights in white satin, des Moody Blues

Bad news, de Moon Martin

Rebel Yell, de Billy Idol

Long nights, d'Eddie Vedder

Smoke on the water, de Deep Purple

Penalty, de Beirut

 

Beautiful days, de Venus


Ulysses, des Franz Ferdinand

Footloose, de Kenny Loggins

La sentinelle, de Luke

Gold, de Klee

It's only you, pt II, de Salem

School, de Supertramp

Man next door, de Massive Attack

Jesus he knows me, de Genesis

Oh Mandy, de The Spinto Band

Supermassive black hole, de Muse

Sleeping satellite, de Tasmin Archer

 

When the rain begins to fall, de Jermaine Jackson & Pia Zadora


Heavy cross, de The Gossip

 

Cat poeple, de David Bowie

 

In your hands, de Charlie Winston


Everybody knows, de Léonard Cohen

Séries TV

Californication, de Stephen Hopkins

Friends, de Marta Kauffman

La petite mosquée dans la prairie, de Zarqa Nawaz

Stargate SG1, de Jonathan Glassner

H, d'Abd-El-Kader Aoun & Cie

Scrubs, de Bill Lawrence

La 4eme dimension, de Ron Serling

NCIS, de Don Mc Gill

 

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Lundi 25 juin 2007
Suite à sa visite du clos Lucé, à Amboise, ma grand-mère m'a offert un ouvrage sur les pensées de Léonard de Vinci (1452-1519).

Autoportrait.


Je vous fait part ici de mes préférées :

 



Sur la philosophie :

" Ne pas estimer la vie, toute la vie, c'est ne pas la mériter"

" Le vide nait, quand l'espoir meurt."

" Alors que je croyais apprendre à vivre, j'apprenais à mourir."

" Rien ne nous trompe autant que notre jugement."

" Pauvre est celui qui désire beaucoup de choses."

" Il y a du mal qui ne me nuit pas ; il y a du bien qui ne m'avantage pas."

" La sagesse est fille de l'expérience."

" La peur nait à la vie plus vite que tout autre chose."

" Comment notre oeil voit-il comme plus vraie telle chose dans ses rêves qu'en l'imaginant s'il se tient éveillé."

" Le fer rouille si on ne l'utilise pas et l'eau se putréfie si elle stagne, de même l'inaction sape la vigueur de l'esprit."

" Ô temps, passé jaloux qui consume toute chose."

 

Sur la peinture :

" L'air, dès que point le jour, s'emplit d'innombrables images, dont l'oeil est l'aimant."

" Regarde la lumière et admire la beauté. Ferme l'oeil et observe. Ce que tu as vu d'abord n'est plus et ce que tu verras ensuite n'est pas encore."

"Toute notre connaissance découle de notre sensibilité."

" Que les figures, que les couleurs, que toutes les espèces des parties de l'univers soient réduites à un point : quelle merveille que ce point."


Sur l'art du vol :

" Sans doute les membres des oiseaux  obéissent plus facilement à leur âme que ne fera la machine à l'âme de l'homme, qui en est séparée, et surtout s'il s'agit des mouvements d'un équilibre presque insensible. Toutefois, puisque nous voyons l'oiseau pourvoir à une si grande variété de mouvements, nous pensons par expérience analyser jusqu'aux plus sensibles de ces mouvements et y pourvoir au moyen d'un instrument dont l'homme se sera fait l'âme et le génie."


Sur l'anatomie :

" Coeur : instrument merveilleux, inventé par le Maître suprême. Celui-ci se meut de lui-même et ne s'arrête point, sinon pour toujours."



Sur la morale :

" Demande conseil à qui se corrige lui-même."

" Ne pas prévoir, c'est déjà gémir."

" La nature n'enfreint jamais ses propres lois."

" Tu fais mal si tu loues ce que tu ne comprends pas bien et pis encore si tu le blâmes."

" Les mains dans lesquelles tombent comme neige, ducats et pierres précieuses... ces mains ne se fatiguent jamais de servir, mais ce service n'est rendu que pour le profit et non pour servir."

" Aucun conseil n'est plus loyal que celui qui se donne sur un navire en péril."


Sur la religion :

" Notre corps est au-dessous du ciel et le ciel est au-dessous de l'esprit."

" Nul être ne va au néant."

" Les hommes veulent embrasser l'intelligence de Dieu, en qui l'univers est inclus et la percer et la diviser à l'infini comme pour l'anatomiser."

" Quelle est l'indéfinissable chose qui cesserait d'être, si on pouvait  la formuler ?  L'infini, qui serait fini, s'il pouvait être défini."

Sur la science :

" Etudie la science de l'art et l'art de la science."

" Un corps en mouvement acquiert dans l'espace autant de place qu'il en perd."


Sur la santé :

" L'appétit est le soutien de la vie."

"Je crois que le bonheur naît aux hommes, là où l'on trouve de bons vins."

" Les cinq sens sont les ministres de l'âme."


Sur la nature :

" L'air se meut comme un fleuve, emportant les nuages avec lui, de même que l'eau courante charrie tout ce qui flotte sur elle."

" L'eau érode les montagnes et comble les vallées et si elle en avait le pouvoir, elle réduirait la terre à l'état de sphère parfaite."

" La nature est pleine de causes infinies, que l'expérience n'a jamais démontrée."

Par Guillaume - Publié dans : Philo et autres...
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Jeudi 31 mai 2007

Il m'arrive, de temps en temps, de copier à la va-vite sur un bout de papier quelques vers qui m'ont touché au fil d'une lecture... j'essaye dans la mesure du possible de noter les sources, mais certains se retrouvent dans mes poches avec les seuls charme et mystère de leur mots !

Et voici que je mets la main, ce soir, sur un de ces griffonnages :

 

" Un futur au conditionnel

Composer avec le passé,

Participer impérativement

Au présent imparfait "

 

Finalement, parfois, peu importe l'auteur et la provenance... le message poétique peut se suffire à lui-même.

Par Guillaume - Publié dans : Poésie
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Lundi 28 mai 2007

 

 

Lâche tes valises

Au cœur du précipice.

  

Fais-toi léger, libre,

Glisse du « paraître » au « vivre ».

   

De ton miroir

Accepte le regard.

 

N’écrase pas la larme qui scintille à ta joue

Le vent la portera au calice des fous.

  

Tu seras renaissance si tu oses !

On ne devient papillon sans métamorphoses.

  

 Guillaume Riou

 

 

 

 

Par Guillaume - Publié dans : Quelques-uns de mes écrits...
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Lundi 23 avril 2007

Mathilde Trombert... voilà un nom qui dérive dans l'oubli et que je tiens particulièrement à mentionner ici.

C'est dans le cadre de mon travail que je suis tombé par hasard sur un recueil de poésies intitulé "Echos et reflets", daté de 1913. Les textes qui s'en sont échappés m'ont séduit !

J'ai alors entrepris d'en découvrir un peu plus sur leur auteure. Mais mes recherches restent infructueuses et quelque-part, j'aime ce côté mystérieux qui plane autour d'une poétesse savoyarde du début du XXeme siècle. Tout ce qu'il reste de son passage sur Terre semble être ses poésies.

Elle y peint avec douceur paysages, sentiments et foi religieuse... elle décrit si bien la mer et la montagne qu'on peut deviner qu'elle voyageait souvent de l'une à l'autre. Je me plais à imaginer cette femme vivant au pied du Salève (qu'elle décrit si bien), amoureuse de la nature, des arts et des lettres. Une femme d'esprit, voyageuse et curieuse, qui garde dans son coeur des couchers de soleil sur l'océan et la méditerranée...

Je n'ai retrouvé à ce jour que trois recueils de poésies de Mathilde Trombert : "Echos et reflets" de 1913, édité à Annecy ; "A l'âme envolée" de 1924, édité à Saint-Raphael et "De l'alverne au calvaire" de 1937, édité à Paris & Annecy. Ces ouvrages sont conservés à la bibliothèque Bonlieu à Annecy et à la BNF.

Je vous laisse découvrir un de ses poèmes, presque 1 siècle après sa publication :

 

 

MARINE

 

 

Vous étiez belle, ô Mer, dans le golfe indolent

Vivante fleur de flamme et de nacre fluide

L'écume s'éployait sur la vague languide

Ou s'effeuillait vermeille à la côte d'argent.

Mais quand vous échappez aux caresses des plages,

Pour courir, éperdue au fouet du vent brutal,

Au devant du grand ciel de bistre ou de cristal.

Que vous êtes plus belle encore, ô Mer sauvage.

 

 

Mathilde Trombert.

  

Par Guillaume - Publié dans : Poésie
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Mardi 17 avril 2007

 

Il y a trente ans, par jour de grand vent sur Brest, un 16 avril naissait un petit garçon...

   

Trente ans après, j'ai envie de réunir les différents anniversaires et événements en rapport avec cette date... ma date ! qu'est le 16 avril :

 

 

Personnes célèbres nées un 16 avril :   

 

   

1844   Anatole France : fils d'un libraire. Bibliothécaire au Sénat, il témoigne dans ses écrits, romans et essais, d'un scepticisme aimablement rationaliste et d'une critique sociale aiguisée et non dépourvue de lucidité (Les dieux ont soif, Crainquebille, L'île des pingouins,...). Dreyfusard de la première heure, il se distingue de ses contemporains par son opposition à la colonisation.  

  

1889   Charlie Chaplin : comédien et réalisateur anglais. Son personnage Charlot apparaît pour la première fois dans Kid Auto Races at Venice le 7 février 1914. Il meurt l'année même de ma naissance, le jour de noël.   



1921   Peter Ustinov : comédien anglais et romancier-conteur. il incarna Hercule Poirot au cinéma. 

 

1939   Dusty Springfield : chanteuse pop anglaise.
 

1942   Frank Williams : pilote, puis fondateur de l'écurie Formule 1 du même nom. 

 

1945   Michel Denisot : présentateur du Petit journal sur Canal+. 

 

1947   Jean-François Michael : chanteur. 

 

1952   Michel Blanc : comédien et réalisateur, incarnant le célèbre Jean-Claude Dusse des Bronzés.  

 

1965   Martin Lawrence : comédien américain. 

 

 

Evènements des 16 avril : 

 

 

1797, mutinerie anglaise du Spithead.   

   

1913, à Lambaréné, au Gabon, ouverture de l'hôpital du docteur Schweitzer.   

   

1917, le général Nivelle tente de briser la résistance allemande sur le front de l'Aisne en lançant la désastreuse et dramatique offensive du Chemin des Dames.   

   

1921, naissance du fromage " la Vache qui Rit" par Léon Bel. 

     

1922, signature d'une Alliance commerciale et diplomatique entre l'Allemagne et la Russie.   

 

1943, le chimiste suisse Albert Hofmann, employé dans les laboratoires Sandoz (aujourd'hui Novartis), à Bâle, s'injecte par mégarde un dérivé de l'acide lysergique dont il était en train d'étudier les propriétés stimulantes. Il éprouve alors des sensations euphorisantes. Cette découverte inopinée va ouvrir la voie à la drogue hallucinogène mythique des années 60 (les années «hippies» : le LSD (Lyserg Säure Diäthylamid ou diéthylamide de l'acide lysergique).   

  

1948, création de l'O.E.C.E (Organisation Européenne de Coordination Économique).   

   

1961,  des groupes d'exilés cubains, entraînés par les américains débarquent dans la baies des Cochons. Cette opération est un fiasco.   

   

1999, en Algérie, annonce de la victoire d'Abdelaziz Bouteflika à l'élection présidentielle. 

  

2000, au Zaïre, incendie à l'aéroport international N'Djili de Kinshasa. Bilan : 101 morts.  

  

2007, fusillade à l'Université Virginia Tech de Blacksburg aux USA : 32 morts. 

 

 

Personnes célèbres décédées un 16 avril : 

 

 

1859  Alexis de Tocqueville : descendant d'une famille de l'aristocratie normande, il est l'un des principaux penseurs modernes, dans la continuité de Montesquieu...  

  

1933  Amélie Hélie : prostituée connue dans le milieu des malfrats du Paris de la Belle époque, sous le nom  de Casque d’Or. Son histoire inspirera le film de Jacques Becker qui devait rendre célèbre l’actrice Simone Signoret en 1951. 

 

 

1998  Pol Pot, tyran, ex-chef des Khmers rouges. 

 

1998  Marie-Louise Meilleur, au Canada, doyenne de l'humanité née en 1881.  

Par Guillaume - Publié dans : Philo et autres...
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Vendredi 6 avril 2007

Depuis quelques semaines, nos candidats "ultra-médiatico-politiques" Ségo et Sarko nous sortent un lièvre polémique de leur grand chapeau : l'identité nationale !!!

 

Voilà un sujet qui retentit dans nos cerveaux avec les voix TSF des Pétain, De Gaulle, Verneuil... sur fond de conflits passés tels que guerres mondiales, décolonisations, guerre d'Algérie...

Est-ce là une volonté de nos futurs dirigeants potentiels de faire un point sur notre histoire? De rendre plus justes et objectifs les manuels d'histoire ? Tout cela afin de rassembler les français d'aujourd'hui autour d'une paix identitaire ? Mon oeil !!! Ne serait-ce pas plutôt une pirouette politique pour dynamiser la campagne, pour enfourcher le taureau du pouvoir en laissant les concurents loin derrière ?

 

On croit réver ! Tant qu'à faire, suivons ces guignols en campagne... ayons tous un drapeau tricolore dans notre salon, entre la photo de notre président et les trophés dorés de victoire au concours du plus gros mangeur de saucisson ! Chantons la marseillaise si douce et si contemporaine avant chaque repas en posant fièrement le béret sur nos poitrines !  

 

 

 

 

 

 

 

 

On vit dans un pays magnifique, avec ses forces et ses doutes... on aimerait tous voir ces candidats aux présidentielles s'engager avec conviction sur des sujets tels que l'Europe, la politique exterieure, le chômage, l'écologie, l'éducation, la culture & les nouvelles technologies, l'économique & le social ! Et qu'est-ce qu'on observe partout ? Des excités narcissiques qui lancent des polémiques sur des sujets foireux, histoire de passer le plus possible à la télé et de draguer les voix des fachos.

 

Des amalgames entre immigration et identité nationale : en veux-tu en voilà ! Des pactes écologiques et sur le Darfour signés d'une main, pendant que l'autre vérifie les courbes de sondages : en veux-tu en voilà ! On nage en plein délire médiatique ! Mais où sont les valeurs porteuses de nos candidats, où sont les phrases franches de leurs programmes, où sont leurs idées et leurs doutes ? Où est la nouvelle politique qu'on attend ? Je ne sais pas pour vous, mais de mon côté, je vais avoir un mal fou à me décider le jour J et je risque de squatter l'isoloir pendant une bonne partie de la journée si les candidats restent aussi instables et démagos  !

 

Allez, j'arrête de m'emporter et je me recentre sur ce point étrange qu'est "l'identité nationale". On pourrait aborder le sujet par le côté historique... mais y'en aurait pour des heures (et on connait tous ou presque nos grandes lignes historiques). La psychologie se penche régulièrement sur  cette notion (de nombreuses études existent sur le sujet : Edmond-Marc Lipiansky, Pierre Legendre, Jean-François Bayart...), mais, vous vous en doutez, c'est le point de vue philosophique qui m'intéresse !

Mes interrogations sont les suivantes : qu'est-ce qui fait l'identité de chacun ? Et n'est-il pas dangereux de mettre en exergue une identité particulière, par rapport à l'ensemble complexe et équilibré qu'est l'identité personnelle?

 

Même si la conscience tient une place privilégiée, l'identité est aussi présente dans les approches philosophiques (voyez les textes de Locke, Leibniz et Spinoza...) . Et pour cause : l'identité est partout, l'identité semble être l'image du Tout ! Elle sert à nommer, décrire, repérer... bref identifier. La complexité réside dans les frontières : qu'est-ce qui délimite l'identité ? A notre époque, on met l'identité à toutes les sauces, on la place au coeur des communautés et du communautarisme... au point de ne plus savoir différencier identité collective et identité personnelle.

 

C'est en faisant une petite expérience que j'ai réussi à éclaircir (un peu) ma vision de cette difficile et plurielle notion qu'est l'identité :

J'ai pris une feuille blanche et  j'ai essayé de mettre par écrit la somme des identités qui composent mon Identité.

Je vous dresse le tableau (en omettant biensûr des détails que je préfère ne pas livrer ouvertement sur le Net...) 

 

 

Identité métaphysique (originelle) :

- Inconnue

 

 

Identité géographique :

- Elément de l'Univers

- Poussière de la Galaxie "Voie lactée"

- Etre du système solaire

- Terrien de planète

- Eurasien de continent

- Européen de communauté d'Etats

- Français de nationalité

- Breton de région d'origine

- Finisterien de département d'origine

- Brestois de ville d'origine

- Rhône-alpin de région d'adoption

- Haut-savoyard de département d'adoption

- Annécien de ville d'adoption

- XXXX de quartier

 

 

Identité physique :

- Mammifère de classe animale

- Homo Sapiens Sapiens d'espèce

- Carnivore d'alimentation

- Masculin de sexe

- Blanc de peau

- Chatain de chevelure

- Vert d'yeux

- Droitier de latéralisation

- XXXX d'âge (génération, date de naissance...)

- 1,79 m de taille

- XXXX de poids

- XXXX de groupe sanguin

- XXXX d'ADN

- XXXX d'empreintes digitales... etc (on peut aller très loin comme ça)

 

 

Identité sociale :

- Contemporain des XXe & XXIe siècle ap J-C

- XXXX de nom

- Guillaume de prénom

- XXXX d'origine familiale (fils de..., petit-fils de...)

- XXXX d'éducation

- Développé de pays

- XXXX de profession... etc

 

 

 Identité psychologique :

- XXXX de caractère

- XXXX de résurgences inconscientes (scenari, réflexes, réactions...)

- XXXX de conscience

 - XXXX de coeur (par ex : on peut tomber amoureux d'une région et s'identifier comme y étant très lié sentimentalement...) 

- XXXX de talent, de prédispositions

 

Identité "idéologique" (dur dur de choisir un terme approprié...) :

- XXXX de croyances religieuses

- XXXX de politique

- XXXX de philosophie

- XXXX de culture (règles, normes, valeurs, moeurs...)

- XXXX de signe astral... etc.

 

 

Avouez que ça met le vertige ! Faites l'expérience de votre "schéma" identitaire, on a l'impression de générer une spirale... 

"[...] L'identité constitue une sorte de bouclage indissoluble entre similitude/inclusion et différence/exclusion "

(Edgar Morin in "La vie de la vie", p. 271, Seuil, Paris 1980).

Après cette expérience, j'ai eu les sentiments paradoxaux de mieux me connaître (du moins, de mieux me représenter) et en même temps d'un manque... des questions nouvelles se posent désormais : est-ce que ce "tout" visuel est complet ? Où commencent et où s'arrêtent mon identité collective et mon identité personnelle ? Où dois-je placer l'identité du Moi, de ma conscience, de mon âme ? N'est ce pas ce "Moi" finalement le noyau de mon identité ?

 

Autre chose me tracasse : la définition du mot identité est le plus souvent rapportée dans les manuels, à celle des mathématiques : "égalité qui demeure vraie, quelles que soient les valeurs attribuées aux termes qui la constituent." (dans le Larousse). Alors si je regarde mon expérience... que dois-je garder de ce qui est immuable et de ce qui évolue sans cesse ?


"Auto-portrait", sculpture de  Fred  Mandell


Des questions sur des questions... on est bien en pleine philosophie existentielle ! Une chose pourtant est certaine, suite à cette démarche sur le sens de mes... de mon identité, je perçois cette toile d'éléments comme le socle de ma personnalité et par conséquent, je persiste et je signe, quant à l'importance cruciale de son équilibre !

Mettre en avant (ou en retrait d'ailleurs) certains points de cet ensemble identitaire peut amener aux extremismes en tous genres... et aux fanatismes autour de croyances, de couleur de peau, de pensées, de richesses, de classes sociales, etc. C'est ce qu'on déplore chaque jour en suivant l'actualité. Les parties d'une identité peuvent vite devenir des "étiquettes".

Voilà pourquoi les délires des politiques en campagne me semblent dangereux... et s'ils veulent mettre le doigt sur ce point de notre identité qu'est la Nation, qu'ils n'oublient pas de rappeller qu'elle n'est qu'un point parmi tant d'autres ! Non négligeable certes, mais avant-tout non supérieure !

Méfiez-vous des diseurs de bonne identité !

Par ailleurs, ne vaut-il pas mieux, aujourd'hui dans notre pays en effervescence, s'intéresser au sentiment national ou mieux encore, à la citoyenneté ?

Par Guillaume - Publié dans : Philo et autres...
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Lundi 19 mars 2007

 Ces vers sont nés, l'année passée, au sortir d'une nuit de rêves étranges... semblables aux univers empourprés de David Lynch :

  

Elles dansent,

Effleurent, légères, mon âme envoûtée...

Feutrés, les pas s'enchaînent...

Doux portés des ombres

Fondues au sablier.

A leurs chevilles des ailes,

Sensuelles plumes de l'art.

L
ivrés aux vagues des passions

Leurs satins croquent le portrait d'Eros.

Corps enlacés, coeurs emballés

Dansez sylphides, dansez !

Souples cambrés,

Je brûle, je cède,

A tant de volupté !

Les muses se balancent,

Gracieuses Salomé.

Déployées en voltes et valses,

Ô Fluides glissés !

Suspendues aux mélodies,

Ivres de liberté,

Elles m'enveloppent au ballet

... Rideau !

 

  Guillaume Riou

  

 

    "Danseuse Flamenco" 
de Caroline Gold

(j'adore ses toiles, découvrez-les en cliquant ici)

   

Par Guillaume - Publié dans : Quelques-uns de mes écrits...
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Vendredi 16 mars 2007

Si vous suivez l'actualité, vous avez appris comme moi que le croulant Jean-Marie Le Pen a réuni ses 500 signatures et retente sa chance (et notre malheur) pour les présidentielles.

 

Ceci a réveillé en moi des souvenirs de 2002. J'ai donc mis le nez dans mes cartons de paperasses afin de retrouver un poème, remake de notre hymne national, que j'aidais à distribuer lors des manifs anti-fachos qui se déroulèrent entre le 21 avril et le 05 mai.

 

Cette reprise de la Marseillaise relate la montée de l'extrême droite ces dernières années et lui fait un pied-de-nez, en osant retourner contre elle le chant patriotique ! 

 

 

LA VITROLLAISE  

 

 

Allons enfants de la Démocratie

Le jour de choir peut arriver

Contre nous de la tyrannie

Le temps, dard sanglant, s’est levé… (bis)

Qu’entendons nous, dans nos campagnes ?

Mugir deux féroces soldats,

Ils viennent jusque dans nos lois,

Egorger nos frères, nos compagnes…

 

 

 

Alarme, citoyens ! 

Formez vos bataillons, 

Marchons, marchons, 

Qu’un sens impur

Retrouve la raison. 

 

 

 

Nous ne devons pas être esclaves

De traîtres, de fous conjurés…

Pour qui les ignobles entraves

Aux droits sont légitimées. (bis)

Français ! Pour nous, ah ! Quel outrage !

Quels efforts doit-on développer

Pour que le peuple ose méditer

Sur l’horreur du fasciste esclavage ?

 

 

 

Alarme, citoyens ! 

Formez vos bataillons,

Marchons, marchons,

Qu’un sens impur

Retrouve la raison.

 

 

 

Quoi ! Des cohortes étrangères

Feraient la loi dans nos foyers ?

Quoi ! Des enfants mercenaires

Terrasseraient nos policiers ? (bis)

Grand Dieu ! … sommes-nous manipulés ?

Le Front sous son joug nous ploierait !

De vils despotes deviendraient

Les maîtres de nos destinées ;

 

 

 

Alarme, citoyens !

Formez vos bataillons,

Marchons, marchons,

Qu’un sens impur

Retrouve la raison.

 

 

 

Assez, tyrans ! Et vous perfides,

L’opprobre de tous les partis.

Assez ! … de vos projets génocides

Dont vous paierez le prix ! (bis)

L’Histoire est là pour vous combattre.

S’ils tombent, nos militants héros,

La résistance en produit de nouveaux,

Contre vous, tout prêts à se battre !

 

 

 

Alarme, citoyens !

Formez vos bataillons,

Marchons, marchons,

Qu’un sens impur 

Retrouve la raison.

 

 

 

Français ! En démocrates magnanimes

Votez et retenez vos coups

Eclairez ces ignorantes victimes

Par crédulité s’armant contre tous. (bis)

Mais Le Pen despote sanguinaire,

Mais les complices de Mégret,

Tous ces tigres qui sans pitié

Déchirent le sein de leur mère…

 

 

 

Alarme, citoyens ! 

Formez vos bataillons,

Marchons, marchons,

Qu’un sens impur 

Retrouve la raison.

 

 

 

Amour d’un bigarré pays

Conduis, soutiens notre clameur !

Fraternité ! Fraternité chérie,

Combats avec tes défenseurs. (bis)

Par nos cultures, que la victoire

Accoure à tes riches accents ;

Que tes ennemis expirants

Voient ton triomphe et notre gloire.

 

 

 

Alarme, citoyens !

Formez vos bataillons,

Marchons, marchons,

Qu’un sens impur 

Retrouve la raison.

 

 

 

(couplet des enfants)

Nous entrerons dans la mêlée

Quand nos aînés n’y seront plus.

Nous y trouverons leurs idées

Et l’exemple de leurs vertus. (bis)

Fiers et heureux de leurs survivre

Nous continuerons à voter.

Nous aurons le privilège rêvé

De voir la paix ou de les suivre.

 

 

 

Alarme, citoyens !

Formez vos bataillons,

Marchons, marchons,

Qu’un sens impur 

Retrouve la raison.

 
Mr FLIRT

 

Par Guillaume - Publié dans : Poésie
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Mercredi 14 mars 2007

Après avoir reçu, avec joie, des nouvelles de ma cousine installée sur l'île de beauté, ma curiosité s'est penchée sur les poètes corses contemporains.

J'ai découvert une île-muse qui envoûte et inspire... . La poésie corse flirte généralement avec le chant : le lyrisme au service d'un éloge de leur terre !

Les hommes et femmes corses écrivent leur île avec panache. Ils sont fiers de ses charmes, défenseurs de sa langue et passeurs de ses trésors culturels. Finalement, je suis agréablement surpris de ne rencontrer que de rares textes empreints de messages politico-indépendantistes : les mots du XXIe siècle serviraient-ils des causes justes ? (mais d'ailleurs, qu'est-ce qui définit la justesse d'une cause ?)    

Les poèmes "Marcher" de Lucia Santucci et "Rêve" de Ghjacumu Fusina sont très intenses. Et je suis particulièrement sensible à ceux d'Alain Di Meglio. Ses mots me font voyager, vers une terre que je ne connais pas encore (ça ne saurait tarder...) :

A SARPAIA

 

Drentu a nioti sitimbrina

Suta à üna lüna fina

U portu mi pari ün stagnu

Ogi è giurnu di cucagna

Cian cianin ün schifu và

Sciorti ün schifu à piscà.

 

Maestusa è a noscia Roca

Fiera di ri se palazzi

Nantu à u ciazzà di San Rocu

Ün veciu guarda a bunazza

Ciaciarigia in tera in tera

U Diu Grossu cù a Galera.

 

Da San Franzè à i Trè Punti

U tempu avirà scavaiu

Questu lungu lungu frunti

Cù ventu e mà scadenai

Là, deria, da Cara Sciumara

Vedu zà u sun che sbara.

 

O che liogu è Sant’Antoniu

Cù u schiogiu pertüsaiu

Ancu l’Orca e u se tafonu

È ün magu che r’hà faiu

In questu liogu, a natüra

G’hà missu tüta a primüra.

 

Cara di Labra anaquaia

D’egua duzzi, fresca e sana

Da ciapili imbarsamaia

U Grandi Spirun si spana

Ciaza bela e fina orena

Ancu buna pè i reni.

 

Atrazinu i Ratini

Vanu apressu à u Cavalu

I Lavezi sun visgini

Cù l’osgili fanu ün balu

E si stà suta à l’incantu

A belezza è d’ogna cantu.

 

Suta à a Ciana di l’Inglesi

G’avemu trè tinimenti

Sarpa sarpa i te rei

Capun ghi n’è ciü di trenta

I fundi sun ricamai

Lüsgi a sarpa cù l’ogiaia.

 

L’Isuri cù a bunazza

e ti sbuchi in paradisu

Üna timpesta e t’amazza

È cuscì u me paisi

U piali s’infiara d’oru

Si cridimu indè üna fora.

 

Ogi a pesca è staia buna

Smagiremu di riturnu.

Si vous êtes comme moi, avide de compréhension, voici la traduction :  

A sarpaia (remontée des filets)

 

Dans la nuit de septembre

Sous un filet de lune

Le port est comme un étang

La journée s’annonce superbe

Tout doucement une barque glisse

Une barque sort.

 

La falaise est majestueuse

Fière de ses bâtiments

Sur la placette Saint Roch

Un vieux contemple la mer calme

Tout près de la côte

                                          Le Diu Grossu et la Galère se parlent.

 

Depuis Saint François jusqu’aux 3 Pointes

Le temps a dû creuser

Ce front immense

Avec le vent et la mer déchaînés

Là-bas, derrière, de Cara Sciumara

Je vois déjà le soleil qui apparaît.

 

Saint Antoine, Quel endroit!

Avec son rocher percé

Avec l’Orca et sa vasque

C’est un magicien qui les a créés

En ce lieu la nature

A mis tout son génie.

 

                                                                             Les Ratini approchent

Ils courent après Cavallo

Le Lavezu n’est pas loin

Et danse avec les oiseaux

Et on tombe sous le charme

La beauté est partout.

 

Sous le récif des Anglais

Nous avons trois chapelets

Tire, tire tes filets

Il y a plus de trente chapons

Les fonds sont comme brodés

La saupe et l’oblade luisent.

 

Les îles par beau temps

T’ouvrent les portes du paradis

Mais la tempête est mortelle

Ainsi est mon pays

Le plateau s’embrase d’or

C’est un monde fabuleux.

 

Aujourd’hui la pêche a été bonne

Nous démaillerons au retour

 

 Alain Di Meglio

 

 

 

 

P.S : je vous conseille de cliquer sur la tête de maure ci-contre, afin de découvrir l'historique de cet emblême !

Par Guillaume - Publié dans : Poésie
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Mardi 13 mars 2007

Je débute le latin depuis quelques jours et voici la première phrase sur laquelle je dus me pencher :

"Cum tota philosophia, mi Cicero, frugifera et fructuosa nec ulla pars ejus inculta ac deserta sit"

Extrait de Cicéron, De officiis,II, 6.

ce qui veut dire : "La philosophie dans son ensemble, mon cher Cicéron, est féconde et profitable, et elle n'est en jachère ou à l'abandon dans aucun secteur"

Drôle de hasard me direz-vous... aucun répondrai-je !

Par Guillaume - Publié dans : Philo et autres...
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Dimanche 11 mars 2007

 

 J'ai découvert, il y a quelques années, Pierre Louys par la lecture de ce poème :

 

 

« Ouvre sur moi tes yeux si tristes et si tendres, 

Miroirs de mon étoile, asiles éclairés ! 

Tes yeux plus solennels de se voir adorés, 

Qui lurent le silence et surent l'entendre.

 

Nous eûmes des baisers mouvants comme la mer,

Lequel épuiserait ta grâce intarissable ? 

Les vagues de nos soirs expirent sur le sable

Et regonflent toujours leurs eaux couleur de chair. »

 

Je ne connaissais alors, ni sa vie ni son oeuvre... je ne fut pas sensible à ses romans, mais ses vers résonnaient en moi.

Je vous invite à découvrir (si ce n'est déjà fait) ses recueils et plus particulièrment "Poétique" & ses poèmes érotiques.

Son deuxième recueil, Les Chansons de Bilitis (1894) est une des supercheries les plus célèbres de notre histoire littéraire ; il trompe la critique en le prétendant traduit du grec, d'une soi-disante poétesse lyrique contemporaine de Sappho.   

 

   Pierre Louÿs (1870 - 1925)   

J'ai appris cette semaine que Pierre Louÿs était par ailleurs un grand bibliophile. Il avait constitué une immense bibliothèque (20 000 volumes) et avait une fine connaissance des textes anciens... voilà un homme d'un autre siècle que j'aurais eu plaisir à rencontrer !  

 

                                              

Par Guillaume - Publié dans : Poésie
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Mercredi 7 mars 2007

Voilà un mot dont la seule évocation génère des crises d'urtiquaire !

"Paradigme" est devenu à la mode dès les années 80 : il est placé dans tous les enseignements, toutes disciplines confondues. On le retrouve dans la presse, les livres et les émissions télé post "journal de la nuit".

Il est  l'exemple type du terme-étiquette placé dans une phrase, pour qu'elle semble "intellectuelle". Mais qu'en est-il de son sens véritable... de ses sens véritables ? Prenez plusieurs dico et vous aurez la surprise d'observer que sa définition est aussi variable que le nombre d'éditions différentes. 

"Paradigme" appartient à cette famille de mots complexes, qui ne sauraient être éclairés par le sens général de la phrase ou du texte auxquels ils appartiennent ! Alors accrochez-vous...

Le terme était utilisé de façon surabondante dans les années 1990 pour motiver les employés des entreprises et faire passer d'importants changements (pas toujours en leur faveur...).

Consultant - Mon projet est un paradigme totalement nouveau.

Dilbert -Qu'est ce qu'un paradigme?

C -Hum hum... "Qu'est ce qu'un paradigme?" Très drôle...

D -Sérieusement c'est quoi?

C -Vous savez... Paradigme, paradigmatique...
C -Comme dans "ce projet est un paradigme."

C -Mais assez parlé de mon projet... Parlez-nous de votre projet.

D -C'est un paradigme.

D -Ils l'ont gobé.

Autre ingénieur -Mon projet est un paradigme aussi.

 

La dfficulté première de ce terme, est q'il possède une définition propre à plusieurs disciplines : philo, psycho, linguistique, technique, économique, etc.

Si on s'attache à ses racines grecques, le mot se rapproche d' "exemple", de "démontrer". En anthropologie, le mot signifie : ensemble de croyances, d'expériences et de valeurs qui influencent la façon dont un individu perçoit la réalité et réagit à cette perception.

Généralement pour le définir, les manuels se défaussent en le rattachant aux théories de nombreux penseurs :

- "Chez Platon : idée, en tant que type exemplaire dont participent les choses sensibles." in "Le petit Larousse" . Oui, oui, oui... mais c'est bien sûr !

 

- "Kuhn définit un paradigme scientifique comme suit :

- ensemble d'observations

- ensemble d'interrogations

- indications méthodologiques

- Interprétation des résultats

 

Le paradigme implique la génèse d'une communauté de pensée, de méthodes et d'objectifs autour d'outils identiques." in "Wikipédia". Si vous êtes comme moi, le brouillard tend à s'épaissir autour du mot...

- Michel Foucault l'évoque comme "système de représentations qui concerne toute la configuration du savoir à une époque donnée." Mais encore...

En fait, après mes lectures des différentes définitions de "paradigme", je crois pouvoir dire que c'est l'ensemble des pensées et pratiques (méthodes, expériences...) qui constituent un savoir, une discipline.

Les synonymes qui pourraient s'en approcher seraient : "système de pensées", "système de normes".

Mais cette définition ne correspond qu'à ma vision personnelle... si vous avez la votre, faites-m'en part !

 

 

Par Guillaume - Publié dans : Philo et autres...
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Si vous aimez le théâtre, que vous avez envie de passer un bon moment et de faire travailler vos zigomatiques... courrez voir la troupe des Accroplanches sur Annecy et ses environs ! 

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Envie de passer de bonnes soirées dans un café où le Rock est roi et les barmen sympas... posez-vous à L'indépendant en plein coeur d'Annecy (rue sommeiller, en face de Bonlieu) !
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Citations

"Les poèmes sont des bouts d'existence incorruptibles que nous lançons à la gueule répugnante de la mort" René Char

"Les jambes des femmes sont des compas qui arpentent le globe terrestre en tous sens, lui donnant son équilibre et son harmonie."
François Truffaut 

"Occuper son esprit, c'est soulager son coeur." Constance de Salm-Dyck

"L'amitié est une âme à deux corps" Aristote

"C'est là ce qu'il ya dans l'homme de touchant et de beau, cette double aspiration vers ce qu'il désire et vers ce qu'il a perdu." Alexandre Humboldt (in Cosmos)

"Il vaut mieux mobiliser son intelligence sur des conneries que sa connerie sur des choses intelligentes" Jacques Rouxel (auteur des Shadoks)

"Un grain de poésie suffit à parfumer tout un siècle !" José Marti

"Comme cela nous semblerait flou, inconsistant et inquiétant Une tête de vivant... s'il n'y avait une tête de mort dedans." Jacques Prévert

"Le rêve que fait la note digne de ce nom, c’est d’échapper à sa nature fugitive, à sa chrysalide sans issue, à son éventuelle distribution, à sa noyade dans le général. (...) Elle suggère. N’insiste jamais ; fait souffrir — le souhaiterait — sans laisser jouir. Disons qu’elle est d’essence féminine." Georges Perros (in Papiers collés)

"En poésie, il faut chercher la lumière... même si l'on doit descendre très profond" Ile Eniger

"L'amour - c'est ce pays à l'infini ouvert par deux miroirs qui se font face" André Hardellet

"Hâte-toi, hâte-toi de transmettre ta part de merveilleux, de rébellion, de bienfaisance." René Char (in Commune présence)

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