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Livres

La ligne de fuite, BD de Christophe Dabitch et Benjamin Flao

King ink, de Nick Cave

Le petit Prince, d'Antoine de Saint-Exupéry

La vie en éclats... au seuil de l'aurore, d'Alain Jacquier 

Archimondain jolipunk, de Camille De Toledo

Le grand pouvoir du Chninkel, BD de Rosinski et Van-Hamme

L'existentialisme est un humanisme, de Jean-Paul Sartre

L'ombre du vent, de Carlos Ruiz Zafon

Le collier des songes, de Jean Hyacinthe-Loyson

Le dessin, BD de Marc-Antoine Mathieu

Presque rien sur presque tout, de Jean D'Ormesson

Voies Off, de Nicolas Pothier & Yannick Corboz

Les ombres errantes, de Pascal Quignard

Le principe de Peter, de L.J. Peter & R. Hull

Journal en miettes, d'Eugène Ionesco

Ciné

The fountain, de Darren Aronofsky

Will Hunting, de Gus Van Sant

Das boot, de Wolfgang Petersen

Pulp Fiction, de Quentin Tarantino

La cité des anges, de Brad Silberling

Dune, de David Lynch 

La faille, de Gregory Hoblit 

Le cercle des poètes disparus, de Peter Weir 

C'est arrivé près de chez vous, de Rémy Belvaux

Pump up the volume, d'Allan Moyle

Joyeuses funérailles, de Frank Oz

Citizen Kane, d'Orson Welles

No country for old men, des frères Coen

Eyes wide shut, de Stanley Kubrick

13 tzameti, de Gela Babluani

Bienvenue à Gattaca, de Andrew Niccol

Duel, de Steven Spielberg

La cité de la peur, des Nuls

Pi, de Daren Aronofsky

Un poisson nommé Wanda, de Charles Crichton

L'armée des 12 singes, de Terry Gilliam

Les 9 reines, de Fabian Bielinsky

Master and commander, de Peter Weir

Les galettes de Pont-Aven, de Joël Seria

Gone Baby Gone, de Ben Affleck

Willow, de Ron Howard

Romeo + Juliette, de Baz Luhrmann

Le premier jour du reste de ta vie, de Rémi Bezançon

Soleil vert, de Richard Fleischer

Irreversible, de Gaspar Noé

Elephant man, de David Lynch

La neuvième porte, de Roman Polanski

Into the wild, de Sean Penn

Le crime de Mr Lange, de Jean Renoir

Walter, retour en résistance, de Gilles Perret

Secret Défense, de Philippe Haim

Musique

It means nothing, de Stereophonics

Not an addict, de K'S Choice

You cut her hair, de Tom McRae

Devil inside, d'Utada Hikaru

Hang me up to dry, des Cold War Kids

Je vis où tu m'as laissé, de Calogero

Jolene, de The White Stripes

Satisfaction, de Benny Benassi

Je recherche, de Mauss & Charlie

Long slow goodbye, des Queens of the Stone Age

Les mots bleus, de Christophe

One hundred years, de The Cure

Paradoxal système, de Laurent Voulzy

Twist in my sobriety, de Tanita Tikaram

A la longue, de Noir Désir

Stop, de Sam Brown

Starlight, de Muse

Rodéo, de Zazie

1979, des Smashing Pumpkins

Paint it black, des Rolling Stones

She's my heroine, de Skunk Anansie

Loser, de Beck

Come as you are, de Nirvana 

Fleur de saison, d'Emilie Simon

La nuit je mens, d'Alain Bashung

Where the streets have no name, de U2

Turn the page, de Metallica

Brest, de Miossec

Frozen, de Madonna

Because the night, de Patti Smith

Envole-moi, de Jean-Jacques Goldman

I sat sadly by her side, de Nick Cave

Bring the noise, de Benny Benassi vs Public Enemy

Volontaire, de Noir Désir & Bashung

Les nuits d'une demoiselle, de Colette Renard

Feel the sun, des Tindersticks

Jailer, de Asa

Still loving you, de Scorpions

Joining you, d'Alanis Morissette

The end, de The Doors

Hold the line, de Toto

Alcohol, de Beck

Underneath, remixé par John Dahlback

J'en rêve encore, de Gérald de Palmas

Take my breath away, de Berlin

Alice et June, d'Indochine

Brick, de Fake

Storm, de Storm

The days of Pearly Spencer, de David McWilliams

Police dogs bonfire, de Lazyboy

A ma place, de Zazie et Axel Bauer

After laughter, de Wendy Renée

Stuck in the middle with you, des Stealers Wheel

Lost in love, de Legend B

Veteran of the psychic wars, des Blue Oyster Cult

Waiting, de The Devlins

La clé des chants, de Mick est tout seul

Thunderstruck, d'ACDC

Tell me I'm wrong, d'Eskobar

Smells like teen spirit, int.par Patti Smith & Cali

Alma, d'I Muvrini

La carioca, par Les Nuls

Couleur café, de Serge Gainsbourg

Witchcrafts, de Malka Spigel

Woman, de Neneh Cherry

Ordinary world, des Duran Duran

Every me & every you, de Placebo

I know you love me too, de Chris Raven

Une seule vie, de Gérald de Palmas

Send me an angel, de Scorpion

Glory box, de Portishead

Drive, de The cars

Where is my mind ?, des Pixies

Let me think about it, de Ida Corr Vs Fedde le grand

Viva la vida, de Coldplay

Creep, de Radiohead

Crucify, de Tori Amos

Slow slow, de Ayo

Le tissu, de Jeanne Cherhal

Say it ain't so, de Murray Head

Under the bridge, des Red Hot Chili Peppers

U wanna rock, de Pakito

Africa, de Toto

Black snake moan, int.par Samuel L. Jackson

Summer sun, de Texas

Speed of sound, de Coldplay

Dust in the wind, de Kansas

Sea, sex and sun, de Serge Gainsbourg

Slave to love, de Bryan Ferry

Si j'étais elle, de Julien Clerc

The lovers are losing, de Keane


Steppe, de René Aubry

Don't stop the music, de Rihanna

Ca casse, de Maurane


She dies, de A place to bury strangers

Infinity 2008, par Guru Josh Project

Bad timing, de Deus


Mother earth, de Within temptation

Simply the best, de Tina Turner

Café bleu, de Soha

Hysteria, de Muse

Blink, de John Dahlback

Sober, de Pink

Army of me, de Bjork

Ma Baker, des Boney M

Qu'est-ce que vous voulez ?, de The Amazing

Blitzkrieg bop, de The Ramones

Cendrillon, de Téléphone

Everybody's got to learn sometime, de The Korgis

Birds, de Vitalic

Gevurah, de John Zorn

Nights in white satin, des Moody Blues

Bad news, de Moon Martin

Rebel Yell, de Billy Idol

Long nights, d'Eddie Vedder

Smoke on the water, de Deep Purple

Penalty, de Beirut

 

Beautiful days, de Venus


Ulysses, des Franz Ferdinand

Footloose, de Kenny Loggins

La sentinelle, de Luke

Gold, de Klee

It's only you, pt II, de Salem

School, de Supertramp

Man next door, de Massive Attack

Jesus he knows me, de Genesis

Oh Mandy, de The Spinto Band

Supermassive black hole, de Muse

Sleeping satellite, de Tasmin Archer

 

When the rain begins to fall, de Jermaine Jackson & Pia Zadora


Heavy cross, de The Gossip

 

Cat poeple, de David Bowie

 

In your hands, de Charlie Winston


Everybody knows, de Léonard Cohen

Séries TV

Californication, de Stephen Hopkins

Friends, de Marta Kauffman

La petite mosquée dans la prairie, de Zarqa Nawaz

Stargate SG1, de Jonathan Glassner

H, d'Abd-El-Kader Aoun & Cie

Scrubs, de Bill Lawrence

La 4eme dimension, de Ron Serling

NCIS, de Don Mc Gill

 

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Mardi 6 mai 2008




On n'est pas encore revenu du pays des mystères
Il y a qu'on est entré là sans avoir vu de la lumière
Il y a l'eau, le feu, le computer, Vivendi et la terre
On doit pouvoir s'épanouir à tout envoyer enfin en l'air

On peut toujours saluer les petits rois de pacotille
On peut toujours espérer entrer un jour dans la famille
Sûr que tu pourras devenir un crack boursier à toi tout seul
On pourrait même envisager que tout nous explose à la gueule

Autour des oliviers palpitent les origines
Infiniment se voir rouler dans la farine

A l'envers, à l'endroit, à l'envers, à l'endroit
A l'endroit, à l'envers, à l'envers, à l'endroit

Y a-t-il un incendie prévu ce soir dans l'hémicycle ?
On dirait qu'il est temps pour nous d'envisager un autre cycle
On peut caresser des idéaux sans s'éloigner d'en bas
On peut toujours rêver de s'en aller mais sans bouger de là

Il paraît que la blanche colombe a trois cents tonnes de plomb dans l'aile
Il paraît qu'il faut s'habituer à des printemps sans hirondelle
La belle au bois dormant a rompu les négociations
Unilatéralement le prince entame des protestations
Doit-on se courber encore et toujours pour une ligne droite ?
Prière pour trouver les grands espaces entre les parois d'une boîte
Serait-ce un estuaire ou le bout du chemin au loin qu'on entrevoit ?
Spéciale dédicace à la flaque où on nage, où on se noie

Autour des amandiers fleurissent les mondes en sourdine
No pasaran sous les fourches caudines

A l'envers, à l'endroit, à l'envers, à l'endroit
A l'endroit, à l'envers, à l'envers, à l'endroit.
 

 
Noir désir, in Des visages, des figures, 2001

 

 

Par Guillaume - Publié dans : Poésie
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Samedi 3 mai 2008

Voici deux poèmes de Pablo Neruda que j'apprécie beaucoup :

Il semble qu’un navire autre que tous les autres
Devra, l’heure venue, se montrer sur la mer

Il n’est pas en acier. Ses pavillons
Ne sont pas orangés :
Nul ne sait d’où il vient
Ni à quelle heure on le verra :
Mais tout est prêt 
Et il n’est de plus beau salon dressé
Pour ce fugace événement.
L’écume est déployée
Comme un luxueux tapis
Tout d’étoiles tissé,
Et plus loin c’est le bleu,
Le vert, le mouvement ultra-marin,
L’attente générale.
Et les rochers, ouverts,
Lavés, nets, éternels,
Ont été disposés
Sur le sable comme un cordon
De châteaux, un cordon de tours.
Tout
est prêt,
On a invité le silence,
Et les hommes eux-mêmes, toujours distraits,
Espèrent bien ne point perdre cette présence :
Ils se sont habillés comme pour un dimanche,
Ils ont fait briller leurs souliers,
Ils ont passé le peigne en leurs cheveux.
Ils ont vieilli, ils ont vieilli,
Et le bateau n’arrive toujours pas.  


Pablo Neruda, « La mer et les cloches » in La rose détachée et autres poèmes (traduit de l’espagnol par Claude Couffon), Ed. Gallimard, 1979.


PIC SAUVAGE


Il est un pic sauvage
Ici, sur le rivage ;
Le vent en sa furie,
Le sel et la colère,
Depuis toujours, hier
Et maintenant, et chaque siècle
L
’ont attaqué :
Il a des rides,
Des antres, des crevasses,
Des profils, des gradins,
Des joues de granit,
Et la mer sur le roc éclate,
Elle y brise, amoureuse,
Son baiser pervers, ses
E
clairs d’écume,
Son éclat de lune rageuse.
C’est un pic gris,
Couleur d’âge, austère, infini,
Lassé, puissant.  


Pablo Neruda, "Défauts choisis", in La rose détachée et autres poèmes (traduit de l’espagnol par Claude Couffon), Ed. Gallimard, 1979.

Par Guillaume - Publié dans : Poésie
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Dimanche 27 avril 2008

 


Sous nos monts dominants à la cime bleuâtre,
Qui s’élèvent étagés en gradins de théâtre,
Se joue une pièce humaine
Tantôt farce, tantôt cantilène.

Autres : éclats d’existence,
Vous dévalez en torrent
Véloces, assourdissants,
Riches de différences.

Que dansent sous le lustre
Vos âmes bigarrées,
Sur l’estrade lacustre
De notre belle vallée !

Et quand tombent les loups
Des apparats de société,
Je découvre en vous
Des trésors cachés.

Autres… Voici que j’entre en scène
Dans votre regard je vis,
De nos échanges je grandis,
Vous coulez dans mes veines.


                                                                                                     Guillaume Riou


Ce poème est exposé à la libraire La Procure d'Annecy, dans le cadre du Printemps des poètes 2008 sur le thème de "l'Autre".

J'ai longtemps hésité sur le titre entre Agoralpes et Amphithéalpes. Et je me suis arrêté sur le premier car il porte l'idée de mélanges sociaux et de rassemblement autour d'échanges d'idées : chacun y participant.

La foule, par Olivier Suire-Verley

Par Guillaume - Publié dans : Quelques-uns de mes écrits...
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Mercredi 23 avril 2008

Dans le cadre de mon travail, j’ai découvert un texte assez surprenant dans un ouvrage du XIXe siècle, intitulé « Bordeau, son château féodal, le Mont-du-Chat et le lac du Bourget ».
Bonne lecture ! (de préférence en dehors des heures de repas…)   

Les anthropophages 

Outre le cimetière romain, on a trouvé au col du Mont-du-Chat une fosse énorme remplie d’ossements humains et des débris de ces mêmes ossements répandus de toutes parts. Cela m’a porté à supposer que peut-être des anthropophages ont anciennement habité ces parages.
Cette supposition peut devenir vraisemblable, si l’on considère qu’il est aujourd’hui démontré que les habitants primitifs de l’Europe étaient cannibales et avaient la manie des sacrifices humains.

Est-il besoin de remonter si haut ? Qui n’a lu les lamentables récits des brigandages, qui se commettaient sur nos voies publiques avant les croisades ? N’est-il pas avéré que, durant les famines des IXe, Xe et XIe  siècles, on se livra à l’anthropophagie ? Hélas ! Ne sais t’on pas que dans différentes provinces de la France, de 1030 à 1033, les horribles tourments de la faim poussèrent le peuple aux actes de la plus affreuse barbarie ? N’a-t-on pas vu des bandes de faméliques se retirer dans les forêts, arrêter les voyageurs sur les routes, les égorger, les dévorer ensuite ; et, ce qui est plus hideux encore, mettre la chair de leurs victimes en vente dans les marchés publics ?
En 1632, les forêts de la Lorraine n’ont-elles pas été témoins de nouvelles monstruosités de cette nature ; monstruosités dont la simple idée fait frissonner d’horreur ? Enfin, les ossements humains des grottes de Savigny dans la Chambotte, sur les bords du lac du Bourget, n’ont-ils pas récemment fourni à MM Lepic et de Quatrefages des observations qui viennent confirmer ces données historiques, en ce qui concerne la Savoie ?

Quoi qu’il en soit, une tradition rapporte que l’on faisait au Mont-du-Chat des pâtés de chair humaine, que l’on expédiait à Lugdunum (Lyon), où ils jouissaient d’une grande renommée auprès des gastronomes, raffinés dans le luxe de la gourmandise.
Cette tradition s’appuie d’un argument tiré de Maltacena est l’ancien nom du Bourget ; nom qui est relié à l’un de ses hameaux, situé sur la voie romaine, où l’on arrêtait les passants pour les mater.

Me Mailland (notaire, membre de l’Académie de Savoie), in Bordeau, son château féodal, le Mont-du-Chat et le lac du Bourget, Ed. à Chambéry en 1875.

 
Je suis sûr que si Armin Meiwes pouvait lire ce texte depuis sa cellule, il me laisserait un commentaire croustillant…
 

  Saturne dévorant un de ses enfants  de Goya

Par Guillaume - Publié dans : Philo et autres...
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Lundi 14 avril 2008



A LA GUEULE DES NOYES

Cravachée de lumière
La mer houle à la mort
Ses clameurs solitaires
Sur les bouées du port

Un enfant joue dehors
Le coeur dans les filets
A défier le sort
En jetant des galets.
En jetant des galets.


Bientôt il sera l'heure
Il quittera l'enfance
Tout en narguant sa peur
Il tentera sa chance

Plus loin que l'horizon
Là où l'ombre s'efface
Il doit couper les ponts
Pour retrouver les traces
Pour retrouver sa trace

Il sait que l'aube est infidèle
Et son destin comme cette houle
Qui ne déploie jamais ses ailes

Il sait que rien n'est plus cruel
Que le silence que la mer roule
Comme une caresse ou un appel
Il sait

Alors il partira
Comme est parti ce frère
Dont il parlait tout bas
Le soir dans ses prières

Personne ici ne pleure
L'absence d'un bateau
Chacun a sa douleur
Qu'il garde bien au chaud.
Qu'il garde bien au chaud.


Il sait que l'aube est infidèle
Et son destin comme cette houle
Qui ne déploie jamais ses ailes

Il sait que rien n'est plus cruel
Que le silence que la mer roule
Comme une caresse ou un appel
Il sait

Le cortège est passé
Il ne l'a pas suivi
Il ne va plus prier
Il sait qu'il a grandi

Alors les dents serrées
Il jette ses galets
A la gueule des noyés
Pour voir la mer pleurer
Pour voir la mer pleurer

Il jette ses galets
A la gueule des noyés
Pour voir la mer pleurer.

 

Poème de Patrice Guirao / Musique de Calogero et Gioacchino

Par Guillaume - Publié dans : Poésie
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Mardi 8 avril 2008

Sur un délire, par un soir pluvieux et maussade de 2002, je me suis lancé dans la création d'un poème entièrement phonétique... joueurs et autres amateurs de SMS : bon déchiffrage !

FAUCHEUSE
 

É.B.T,  G  R.É
100  C.C  2  V.G.T
A.6.T,  A.G,  K.C,
2  D.C.D,  G  É.1000.I.D.

1  V.Q  A.T,  100.Z,  É
7  100.T  13  H.É …
C  1  K  2  N,
C  1  K  2  G.N !

100.C
,  G  A.J  100  C.D
L  20  É  C  B.C
L  A  M.É  7  N …
Et m’a terrassé sans peine.

Guillaume Riou


Par Guillaume - Publié dans : Quelques-uns de mes écrits...
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Mercredi 2 avril 2008


KING INK 

King ink strolls into town
He sniffs around

King ink kicks off his stink-boots
Sand and soot and dust and dirt and
He’s much bigger than you think
King ink
King ink
King ink, wake up, get up
Wake up, up, up, up, up, up…
A bug crawls up the wall
King ink feels like a bug
And he hates his rotten shell
(he says) cha-cha-cha-cha-cha-cha-cha cha-cha-cha-cha-cha-cha-cha...
King ink, get up, go forth,
Wake up - whats in that room?
Wake up - Whats in that house?
Express thyself, say something loudly
AAAAAAAH ! What’s in that room?  
Sand and soot and dust and dirt
Sand and soot and dust and dirt
King ink feels like a bug
Swimming in a soup-bowl
Oh! Yer! Oh! Yer! What a wonderful life
Oh! Yer! Oh! Yer! What a wonderful life
Oh! yer! Oh! Yer! Fats domino on the radio
Oh! Yer! Oh! Yer! What a wonderful life
Oh! yer! Oh! Yer! Fats domino on the radio
Yer! Oh! Yer!



KING INK

 

 

Le Roi d’Encre se promène dans la ville
I
l en renifle tous les recoins

Le roi d’encre enlève ses bottes puantes
Sable et suie, poussière et boue
Il est bien plus grand que vous ne pensez
Le Roi d’Encre
Roi d’Encre, réveille-toi, debout
Debout, debout, debout, debout
Une punaise rampe sur le mur
Le Roi d’Encre se sent comme une punaise
Et il hait sa carapace pourrie
Cha-cha-cha-cha-cha-cha-cha-cha...
Roi d’Encre lève-toi, avance,
Réveille-toi – qu’y a-t-il dans cette chambre ?
Réveille-toi – qu’y a-t-il dans cette maison ?
Exprime-toi, dis quelque chose à haute voix
AAAAAAAAH ! Qu’y a-t-il dans cette chambre ?
Sable et suie, poussière et boue
Le Roi d’Encre se sent comme une punaise
Nageant dans un bol de soupe
Oh !  ouais ! Oh ! ouais ! Quelle vie merveilleuse
Oh !  ouais ! Oh ! ouais ! Quelle vie merveilleuse
FATS Domino à la radio
Oh !  ouais ! Oh ! ouais ! Quelle vie merveilleuse
FATS Domino à la radio
Ouais ! Oh ! Ouais !

Nick Cave, in King Ink, Ed. Le serpent à plumes, 1997

Par Guillaume - Publié dans : Poésie
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Mardi 25 mars 2008

Face à ce qui se passe actuellement au Tibet, je voudrais rendre hommage à une femme tibétaine, poète exceptionnelle. Née en 1966, Woeser est éduquée sous l’égide du Parti chinois où son excellence fut très tôt détectée et louée.

En 2003 elle publie, en chinois, une compilation de 38 nouvelles, Notes on Tibet, chez un éditeur indépendant du Guangzhou, qui lui valent d'être aussitôt dépossédée de tous les honneurs dont on l'avait comblée (salaire, logement...).

Chassée de son "Unité de travail" et forcée à un exil volontaire à ... Pékin ; C'est de là qu'elle envoie, aux occidentaux que nous sommes, un long et bouleversant poème, Secret Tibet, écrit en chinois et désormais traduit en anglais, mais pas encore en français !

 



Le courage de ce cri d'une femme menacée m’incite à mettre en ligne ci-après son poème (suivi, dans l'article d'après, d’une traduction partielle que je complèterai dès que possible) :

 

Secret Tibet

 

Dedicated to the imprisoned Tenzin Delek Rinpoche, Bangri Rinpoche and Lobsang Tenzin


I

When I think of it, what do they have to do with me?
Palden Gyatso
, imprisoned for thirty-three years;

 

Ngawang Sangdrol, locked up since she was twelve;
Then the newly-freed Phuntsok Nyidron

And Lobsang Tenzin
, imprisoned somewhere.
I don’t know them, really, haven’t even seen their photos.

 

I only saw on the web, in front of an old lama,
Shackles, sharp knives, cattle prods with multiple functions.
Loose skin, bony cheeks, furrowed wrinkles,
A recognizable handsomeness from his youth,
A beauty that doesn’t belong to the mundane.
Becoming a monk early in life,

 

The Buddha’s spirit glows in his face.

 

October, outside Beijing, chilly wind of autumn, a changed world.
I was reading the biography I downloaded in Lhasa,
Seeing the sentient beings of the Snowland crushed
By iron hoofs from outside. Palden Gyatso in a quiet voice:

 

"I spent most of my life in prisons
Built by Chinese in my country"
.
And through another voice,
One can "recognize the forgiving words." 

 

Once in a while, the masked demon reveals its true face,
Frightening even the ancient deities.
Yet, the challenges have emboldened the ordinary birth;
Who turn prayers in the deep nights into cries under the sun,
Who convert whines behind the high walls into songs spread wide.

 

They are arrested! Punishments increased! Life sentences!
Executions postponed! Shot dead!

 

I usually keep quiet because I barely know anything.
Having been born and raised under the bugles of the PLA,
I am a suitable inheritor of Communism.

 

Egg under the red flag, suddenly cracked and broken.
Nearing middle age, belated anger is about to blurt from my throat.
I cannot stop my tears for the suffering Tibetans younger than me.

 

II
Yet, I do know two serious cases of prisoners still in jail,
Both of them tulkus and Khampas from the East.

Jigme Tenzin and Angang Tashi or Bangri, Tenzin Delek;
These are their names from birth and their dharma names.
As if the forgotten password is recalled, these names
Push open the high gates of recent memory once closely guarded.

 

Yes, initially in a post office in Lhasa he asked me
To write a telegram, saying with a smile:
"I don’t know how to write the words of Chinese."
He must be the first tulku among my many friends.
One year on New Year’s Day we went to a photo studio

 

On the Barkhor; in front of a tacky backdrop we took a photo together.
I also brought him into Zhu Zheqin’s MTV 
to perform the elegant mudras.

 

A bespectacled U-Tsang woman became his partner.
They started an orphanage for fifty kids begging in the street.

 

I sponsored one, but an incident soon suspended my limited compassion.
Why were they arrested? I don’t know.
It’s said that one morning something happened,
Something about raising the Snow Lion flag at the Potala Ground.
I admit I neither wanted to know too much
Nor had any urge to visit him in the prison.

 

Yes, several years ago he stared at an apple rolling
In strong currents of the Yarlung Tsangpo:
"Look, the karmic result is coming."
I, drawn by his fame, didn’t know how to react to his pain.
He is well known in this era of shifting sides and silence;

 

Teaching dharma from village to village,
Confronting the government on its false policy.
The peasants, nomads, and orphans
He has raised call him Big Lama.
He is also a thorn in officials’ eyes
And needle in the flesh; removal, the only relief.

 

With a pack of tricks, they finally trapped him after 9/11.
Magnificent way to accuse him, in the name of "anti-terrorism,"
Punishing one to warn many. They said he hid bombs
And pornography, as well as planning five or seven bombings.
I remember, half a year before he was locked up, he was very sad:

 

"My mother passed away, I am going into a one-year retreat for her."
Such a sincere follower of the Buddha,
How could he be involved in bombing and killing?

 

III
I also knew Yoen Lama who taught me the sutras
For taking refuge and meditation. In Sera Monastery,

His students were crying and said to me that when he was meditating,
Police cars suddenly took him away to the infamous Gutsa prison
For his involvement in this or that attempt to overturn the government.
With a few monks, I rushed to see him;
The road was swirling dust without today’s paving.
Under the hot sun, we saw only the icy faces of the armed soldiers.

 

As suddenly as he was arrested, so he was released
For lack of real evidence. Having survived the catastrophe,
With heavy emotion he gave me a strange rosary
Made from steamed prison buns,
Bright yellow flowers outside his cell window,

 

And crystal sugar his family sent.
Every bead is ingrained with fingerprints;
The warmth of his touch can still be felt on each of the beads
From reciting the mantras for those ninety odd days of humiliation.
All 108 beads, each one is hard like stubborn pebbles.

 

I also know a nun only half my age. That summer;
While she marched around the Barkhor shouting the slogan
Known to every Tibetan, plainclothes policeman rushing to cover her mouth,
I was shopping for pretty dresses for my 28th birthday.
And at fourteen, I was busy passing exams
To go to high school the next year in Chengdu.

 

One of my essays was dedicated to the PLA fighting Vietnamese.

 

Seven years later, after expulsion from her nunnery,
She runs errands for a kind merchant. She is tiny
And always wears an ugly woollen hat, even under the strong sun.
"Why not put on something else?”

 

I intended to give her a fabric hat. She refused:
"I have a headache, the woollen hat makes me feel better."
"Why?” I never heard such a thing.
"They beat me in jail. My skull was damaged.”

 

As for Lobten, a professional with a bright future everyone envied,

 

After a crazy night of drinking, he alone got on a bus to Ganden Monastery.
It’s said he threw lungta on the pass and shouted that fatal slogan
Several times. He was immediately arrested by police
Stationed in the monastery. The Party Secretary decreed:
"True words spill out after getting drunk."
One year later, one more ex-prisoner becomes a vagabond

 

On the streets of Lhasa.

 

IV
Having got so far in composing this poem,
I am unwilling to turn it into an accusation.
But among the imprisoned, why do the ones in monastic robes
Always outnumber the others? This contradicts commonsense.

 

We all know the line separating violence and non-violence.
We are indeed the offspring of the holy Ogress – Sringmo,
Preferring to have monks and nuns suffer for us.
Let them be beaten, let their sitting wear out the jail floor.
Endure it, lamas and anis, endure it for us!

 

There is no way to know how they have tortured one’s body and mind,
Those intolerable minutes and seconds, those unbearable days and nights.
Mentioning the word "body," I cannot but shiver.
I am so afraid of pain, a slap could leave me shattered.
In shame, I count days for them, their endless sentences.
Oh, the hearts of Tibet are beating in the hell of reality!

 

Yet, in sweet teahouses along the Lingkhor,
Mindless gossips fly from table to table.
Yet, in the gardens serving tea along the Lingkhor,
Retired cadres revel in playing mahjong until sunset.
Yet, in small bars along the Lingkhor,

 

Plump pot-bellied officials get drunk every night.
Oh, let’s be happily passive; it is better than becoming an amchok.
"Amchok" means ear and refers to those invisible informers.
Such a graphic nickname. Such Lhasawa humour!

 

Betrayals by quietly peeping and whispering,

 

The more one does so, the larger the reward.
It can make one big. Once, in the street,
Strangely, all of a sudden I had to tightly cover my ears,
Worrying they could fall into someone’s hands if I wasn’t alert;
Worrying they could become amchoks reaching out to everywhere,
Growing sharper, like Pinocchio’s nose getting longer everytime he lies.

 

How many suspicious "ears" are around?
How many are wrongly suspected amchoks?
Who is an amchok? Who is not?
Such an absurd scene, it’s more destructive than sugarcoats or cannonballs
Thinking of these, sadly and reluctantly I discovered:

 

There is another Tibet hidden behind the Tibet we live.
This now makes it impossible for me to write this poem lyrically!

 

V
I remain silent. I have long become used to it
For a single reason, because I am full of fear.
Why is it like this? Who can clearly explain?

 

After all, everyone feels the same, I understand.
Someone said: “Tibetans’ fear can be felt through touch." 
But, I want to say, the real fear has long permeated the air, everywhere.

 

At a mention of past and present, he burst into tears

 

Frightening me. His face was covered with the shawl
Of his burgundy robe, while I could not control my laughter
To disguise the pain that had gripped my heart.
While people around glared at me with blame in their eyes,
He lifted his head from the robe. We exchanged eye contact.
The slightest shiver made us aware of the weight of each other’s fear.

 

A reporter from Xinhua, an offspring of northern Tibetan nomads,
Smelling alcohol-soaked on Moon Festival evening,
Scolded me with his Party throat and tongue:
"You think you can find out something?
Who you think you are?

 

You think you can change anything?
We change everything.
Why you create problems?”
Am I really breaking any rule? I wanted to talk back
But only saw in his face the cruelty of a running dog.
There are more people, more serious unrest.

 

Would all of them be knocked out of the game?

 

I nearly hear them singing in soft chanting voices:
“Fragrant lotus, withering under the sun’s rays;
Snow mountains of Tibet, being scorched under the burning sun.
O! Rock of Permanent Hope, protect us

 

The youth swearing to bring independence!"
No, no, I did not intend to overshadow poetry with politics,
I am only wondering, in prison, why the anis in their teens are fearless.

 

Thus, let me write, only for remembrance of my pitiful moral pride.

 

Of course I am not qualified to find out anything, change anything.
I am only admitting to my innermost feelings.
Far away from home, amidst foreigners, eternal strangers,
With slight embarrassment, safely and quietly, I say:
When I think carefully, how can they have nothing to do with me?
And this poem can only express my humble respect, my concern from afar.

 

(Translated by Susan Chen, Jane Perkins, Buchung.D.Sonam, Tseten Gya, Phuntsok Wangchuk, Sangjey Kyap and Tenzin Tsundue)

 

 

Par Guillaume - Publié dans : Poésie
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Mardi 25 mars 2008

 

Tibet secret

 

Dédié à Tenzin Delek Rimpoche, Bangri Rimpoche et Lobsang Tenzin qui sont emprisonnés.

 

I
Quand j'y pense, qu'ont-ils à voir avec moi ?

Palden Gyatso, emprisonné durant 33 ans;

Ngawang Sangdrol, enfermée depuis qu'elle avait 12 ans;

Et puis la tout juste libérée Phuntsok Nyidrol;

Et Lobsang Tenzin, emprisonné quelque part.

Je ne les connais pas, je vous assure, je n'ai même pas vu leurs photos.

J'ai seulement vu sur le web, devant un vieux lama,

Des fers, des couteaux affilés, des aiguillons pour le bétail aux

multiples usages.

Une peau flasque, des joues décharnées, des rides profondes,

Un charme que l'on reconnaît, remontant à sa jeunesse,

Une beauté qui n'appartient pas à ce monde.

Devenu moine à un âge précoce,

Son visage rayonne de l'esprit du Bouddha.

Octobre, à l'extérieur de Pékin, le vent frais de l'automne, un monde

changé.

J'étais en train de lire la biographie que j'avais téléchargée à Lhassa,

Regardant du dehors les êtres sensibles du Pays des Neiges écrasés

Par des sabots de fer. Palden Gyatso, d'une voix douce :

" J'ai passé la plus grande partie de ma vie dans des prisons

Construites par les Chinois dans mon propre pays ".

Et à travers la voix d'un autre,

On peut "reconnaître les mots du pardon ".

De temps en temps, le démon masqué révèle son vrai visage,

Effrayant même les anciennes divinités.

Malgré tout, les défis ont enhardi les Existences ordinaires,

Qui changent les prières dans les nuits profondes en cris sous le soleil,

Qui transforment les plaintes derrière les hauts murs en chants qui se

propagent au loin.

Ils sont arrêtés ! Peines aggravées ! Condamnations à mort !

Exécutions reportées ! Révolvérisés !

Je reste habituellement silencieuse parce que je n'en sais pas grand

chose

Étant née et ayant grandi au son du clairon de l'A.P.L.,

Je suis une héritière convenable du communisme.

OEuf sous le Drapeau rouge, qui soudainement se fend et qui s'ouvre.

À l'approche de l'age mûr, la colère refoulée est sur le point de

s'échapper de ma gorge.

Je ne peux arrêter mes larmes face à la souffrance de Tibétains plus

jeunes que moi.

 

II

Pourtant je connais deux affaires sérieuses de prisonniers encore dans

leurs geôles.

Tous deux des Tülkus et des Khampas de l'Est.

Jigme Tenzin et Angang Tashi, ou Bangri et Tenzin Delek.

Ce sont les noms reçus à leur naissance et leurs noms dans le Dharma.

Comme lorsqu'on se rappelle le mot de passe oublié, ces noms

Ouvrent les grandes portes d'une mémoire récente naguère étroitement

gardée.

 

Mais si, au tout début, dans un bureau de poste à Lhasa, il m'avait

demandé

De lui écrire un télégramme, disant avec un sourire :

" Je ne sais pas comment écrire les mots en chinois ".

Il a dû être le premier tülku parmi mes nombreux amis.

Une année, à l'époque du Nouvel An, nous étions allés chez un

photographe

Sur le Barkhor. Devant une toile de fond minable, nous avions été pris

en photo ensemble.

Je l'avais également amené à la chaîne musicale de Zhu Zheqin pour

qu'il exécute d'élégantes mudrâ.

Une femme de l'Ü-Tsang portant des lunettes est devenue sa compagne.

Ils ont ouvert un orphelinat pour cinquante gosses qui mendiaient dans

les rues.

J'en ai parrainé un, mais un incident a bientôt interrompu ma modeste

compassion.

Pourquoi furent-ils arrêtés ? Je ne sais pas.

On a dit qu'il était arrivé quelque chose un matin,

Quelque chose comme hisser le drapeau au Lion des Neiges au pied du

Potala.

J'admets ne pas avoir cherché à en savoir davantage.

Et de ne pas avoir ressenti le besoin d'aller le voir dans sa prison.

Mais si, il y a plusieurs années de cela, il observait le roulement d'une

pomme

Dans le puissant courant du Yarlung Tsangpo.

" Regardez, le résultat karmique arrive ".

Moi, qui avais été attirée par sa réputation, je n'ai pas su comment

réagir à sa douleur.

Il était bien connu en cette ère de volte-face et de silence,

Enseignant le Dharma de village en village,

Affrontant le gouvernement sur le terrain de sa politique hypocrite.

Les paysans, les nomades et les orphelins

Qu'il élevait l'appellent Grand Lama.

Il était aussi une épine dans les yeux des officiels,

Et une écharde dans leur chair; la retirer, le seul calmant.

Avec un tas de subterfuges, ils l'ont finalement piégé après le 11 Sept.

Un magnifique moyen de l'accuser, au nom de "l'antiterrorisme".

En punir un pour en mettre en garde plusieurs.

Ils ont dit qu'il cachait des bombes

Et de la pornographie, et même qu'il planifiait cinq ou sept attentats.

Je me rappelle que, six mois avant d'être emprisonné, il était très triste :

Ma mère est décédée, je vais entreprendre une retraite d'un an pour elle

Comment un disciple aussi sincère du Bouddha,

Pourrait être impliqué dans des attentats et des tueries ?

[ . . . ]

 

Traduction Thierry Grandeau pour le CSPT (d.r.)

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Par Guillaume - Publié dans : Poésie
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Lundi 24 mars 2008

Je viens de voir le film « Comment Réussir dans la Vie quand on est Con et Pleurnichard », qui raconte les tribulations d'un représentant de commerce, dont les perpétuelles lamentations ont un effet bénéfique sur ses affaires et sa vie sentimentale.

 

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Réalisé en 1973 par Michel Audiard, il met en scène Jean Carmet (Antoine Robineau), Stéphane Audran (Cécile), Jean-Pierre Marielle (Gérard), Jean Rochefort (Foisnard), Jane Birkin (Jane), Evelyne Buyle (Marie-Josée), Robert Dalban (le patron du bistrot), Daniel Prévost (le 'taulier'), Ginette Garcin (l’infirmière-chef) et Jeanne Herviale (la mère d’Antoine).

Comme la plupart des films d’Audiard : j’ai apprécié ! Dialogues percutants, ironie pinçante, caricature de la société, acteurs barjots… un cocktail détonant.

 

Je ne pouvais manquer ici de vous livrer un des poèmes qui siège au cœur du scénario… lu dans le cabaret où Jane fait un strip-tease torride.

 

Malvina, poème érotique, est en fait un faux du réalisateur.

En effet, Audiard s’est inspiré du poème "A une courtisane" de Charles Baudelaire (que vous pouvez lire, grâce aux recherches de Gatien, dans les commentaires visibles sous cet article) pour écrire ce texte :
 


Malvina

Tes cheveux Malvina, ont le parfum des îles,
Mélange très subtil, chargé de sel marin.
Vaporeux souvenir, où le souffle des villes,
Épouse les ardeurs de l'amour clandestin.

Ton torse, Malvina, est un verger splendide
Dont les fruits savoureux sont trempés de soleil,
Fruits d'amour que le sol généreux de Floride
A nourri de ses sucs et teintés de vermeil.

Parfois tu prends aussi une pose enfantine,
Jouant l'étonnement ou la molle candeur.
Et riant aux éclats lorsque ma main taquine
Ton vaste sadinet* où s'éteint toute ardeur.

Témoin des doux travaux dans lesquels tu excelles,
Ton nombril garde encore son ingénuité.
Évoquant par ce trait les putain de Bruxelles,
Qu'empourprent les émois de la virginité.

Sous tes vêtements clairs, ta gorge molle ondule.
Donnant à l'amateur quelque penser malsain.
Elle frôle en passant la baguette d'Hercule,
Et je sens se durcir, le globe de ton sein.

Tes jambes, Malvina, où circule un sang calme
Montent, mais lentement, vers un ciel sombre et bas.
Douloureux paradis, qu'évente de sa palme,
Un négrito dressé pour de savants combats.

Tes appâts rebondis, aussi lourds que tes fesses,
Rapproche-les, formons un couple monstrueux.
J'aime à chercher ainsi par d'humides caresses,
Un plaisir compliqué, un coït douloureux.

 

 

*SADINET : terme employé comme substantif par F. Villon pour désigner le sexe féminin

 

Je sais… vous vous demandez comment on peut être amateur des œuvres de Baudelaire et de celles d’Audiard. Je vous répondrai qu’il n’y a pas de frontières en poésie.

Par Guillaume - Publié dans : Poésie
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Mardi 11 mars 2008
Dès l’aube, je songe à elle
Quand errent les nuages
Frangés d’or et de pourpre.
 
Cette fille me colle à l’esprit,
Ses petits yeux d’ébène,
L’anneau tissé à sa cheville.
 
Mon être ne peut s’en défaire,
Ni dans l’amertume de ma peine,
Ni dans l’ambre de la bière.
 
Au crépuscule, je songe à elle
Quand errent les nuages 
Frangés d’or et de pourpre.
                                                                                                                                                                                          

                                                               Guillaume Riou
 

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Par Guillaume - Publié dans : Quelques-uns de mes écrits...
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Lundi 10 mars 2008

En Feuilletant, aux archives municipales d’Annecy, les pages d’un journal annécien daté du 11 novembre 1909, intitulé L’Avenir savoyard, j’ai trouvé l’article suivant :

 
 
La planète Mars
 
Entre sept et huit heures du soir,  on peut voir à l’horizon, du côté de l’Est, un astre dont la vive couleur rougeâtre attire l’attention : c’est Mars. Quand la soirée est plus avancée, il est impossible que la belle planète échappe à aucun regard.
L’observation de cet astre, sur lequel, soit dit en passant, il est de mode de discuter à perte de vue, est maintenant des plus aisées et il faut remonter à 1892 pour le retrouver dans des conditions d’observation aussi favorables.
Mars, qui était en opposition le 24 septembre dernier, se trouve relativement très proche de la Terre. La distance qui, actuellement, nous sépare de Mars est représentée par le nombre 9,141 (le rayon terrestre étant pris pour unité), alors qu’à l’époque de son plus grand éloignement, cette distance se mesure par le nombre 62.817.
Cet état exceptionnel de visibilité a permis à quelques astronomes d’étudier avec succès la surface de notre proche voisine.
C’est ainsi que M. Lowel, entre autres, d’après une communication faîte ces jours derniers par M. Deslandres à l’Académie des sciences, nous apprend la présence de l’oxygène libre dans l’atmosphère de cette planète. C’est une très intéressante et fort belle découverte. Mais de là à croire possibles des échanges de signaux entre nous et les habitants de Mars (s’il y en a), il y a un abîme qui ne sera sans doute jamais comblé. En effet, d’après des calculs faits par M. Larkin de l’observatoire Lowe, en Californie, pour qu’il y eut quelque chance que des signaux lumineux transmis par l’intermédiaire d’un miroir pussent être vus des Martiens (?) ce miroir devrait avoir « au moins 42 kilomètres de diamètre » ; or, le plus grand miroir  astronomique connu a un diamètre de 2 mètres 50 seulement… Inutile de faire des commentaires.  
        
Article de l’Avenir savoyard n° 306, du 11/11/1909
 
 

C’est étonnant de lire ce témoignage de l’époque. Encore plus, de voir qu’ils émettaient déjà l’hypothèse d’êtres extraterrestres et cherchaient les moyens d'établir une communication. 

S’ils avaient su, nos ancêtres qui lisaient ce canard… qu’un siècle plus tard on déposerait des robots explorateurs sur la planète rouge !

 
 

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Et nous… que savons-nous de demain ?

Par Guillaume - Publié dans : Philo et autres...
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Un zest d'heure :

 

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Si vous aimez le théâtre, que vous avez envie de passer un bon moment et de faire travailler vos zigomatiques... courrez voir la troupe des Accroplanches sur Annecy et ses environs ! 

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Envie de passer de bonnes soirées dans un café où le Rock est roi et les barmen sympas... posez-vous à L'indépendant en plein coeur d'Annecy (rue sommeiller, en face de Bonlieu) !
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Devenez Fan du virtuose Rock : DJ Gaston Pluton !!!














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Citations

"Les poèmes sont des bouts d'existence incorruptibles que nous lançons à la gueule répugnante de la mort" René Char

"Les jambes des femmes sont des compas qui arpentent le globe terrestre en tous sens, lui donnant son équilibre et son harmonie."
François Truffaut 

"Occuper son esprit, c'est soulager son coeur." Constance de Salm-Dyck

"L'amitié est une âme à deux corps" Aristote

"C'est là ce qu'il ya dans l'homme de touchant et de beau, cette double aspiration vers ce qu'il désire et vers ce qu'il a perdu." Alexandre Humboldt (in Cosmos)

"Il vaut mieux mobiliser son intelligence sur des conneries que sa connerie sur des choses intelligentes" Jacques Rouxel (auteur des Shadoks)

"Un grain de poésie suffit à parfumer tout un siècle !" José Marti

"Comme cela nous semblerait flou, inconsistant et inquiétant Une tête de vivant... s'il n'y avait une tête de mort dedans." Jacques Prévert

"Le rêve que fait la note digne de ce nom, c’est d’échapper à sa nature fugitive, à sa chrysalide sans issue, à son éventuelle distribution, à sa noyade dans le général. (...) Elle suggère. N’insiste jamais ; fait souffrir — le souhaiterait — sans laisser jouir. Disons qu’elle est d’essence féminine." Georges Perros (in Papiers collés)

"En poésie, il faut chercher la lumière... même si l'on doit descendre très profond" Ile Eniger

"L'amour - c'est ce pays à l'infini ouvert par deux miroirs qui se font face" André Hardellet

"Hâte-toi, hâte-toi de transmettre ta part de merveilleux, de rébellion, de bienfaisance." René Char (in Commune présence)

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