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Livres

La ligne de fuite, BD de Christophe Dabitch et Benjamin Flao

King ink, de Nick Cave

Le petit Prince, d'Antoine de Saint-Exupéry

La vie en éclats... au seuil de l'aurore, d'Alain Jacquier 

Archimondain jolipunk, de Camille De Toledo

Le grand pouvoir du Chninkel, BD de Rosinski et Van-Hamme

L'existentialisme est un humanisme, de Jean-Paul Sartre

L'ombre du vent, de Carlos Ruiz Zafon

Le collier des songes, de Jean Hyacinthe-Loyson

Le dessin, BD de Marc-Antoine Mathieu

Presque rien sur presque tout, de Jean D'Ormesson

Voies Off, de Nicolas Pothier & Yannick Corboz

Les ombres errantes, de Pascal Quignard

Le principe de Peter, de L.J. Peter & R. Hull

Journal en miettes, d'Eugène Ionesco

Ciné

The fountain, de Darren Aronofsky

Will Hunting, de Gus Van Sant

Das boot, de Wolfgang Petersen

Pulp Fiction, de Quentin Tarantino

La cité des anges, de Brad Silberling

Dune, de David Lynch 

La faille, de Gregory Hoblit 

Le cercle des poètes disparus, de Peter Weir 

C'est arrivé près de chez vous, de Rémy Belvaux

Pump up the volume, d'Allan Moyle

Joyeuses funérailles, de Frank Oz

Citizen Kane, d'Orson Welles

No country for old men, des frères Coen

Eyes wide shut, de Stanley Kubrick

13 tzameti, de Gela Babluani

Bienvenue à Gattaca, de Andrew Niccol

Duel, de Steven Spielberg

La cité de la peur, des Nuls

Pi, de Daren Aronofsky

Un poisson nommé Wanda, de Charles Crichton

L'armée des 12 singes, de Terry Gilliam

Les 9 reines, de Fabian Bielinsky

Master and commander, de Peter Weir

Les galettes de Pont-Aven, de Joël Seria

Gone Baby Gone, de Ben Affleck

Willow, de Ron Howard

Romeo + Juliette, de Baz Luhrmann

Le premier jour du reste de ta vie, de Rémi Bezançon

Soleil vert, de Richard Fleischer

Irreversible, de Gaspar Noé

Elephant man, de David Lynch

La neuvième porte, de Roman Polanski

Into the wild, de Sean Penn

Le crime de Mr Lange, de Jean Renoir

Walter, retour en résistance, de Gilles Perret

Secret Défense, de Philippe Haim

Musique

It means nothing, de Stereophonics

Not an addict, de K'S Choice

You cut her hair, de Tom McRae

Devil inside, d'Utada Hikaru

Hang me up to dry, des Cold War Kids

Je vis où tu m'as laissé, de Calogero

Jolene, de The White Stripes

Satisfaction, de Benny Benassi

Je recherche, de Mauss & Charlie

Long slow goodbye, des Queens of the Stone Age

Les mots bleus, de Christophe

One hundred years, de The Cure

Paradoxal système, de Laurent Voulzy

Twist in my sobriety, de Tanita Tikaram

A la longue, de Noir Désir

Stop, de Sam Brown

Starlight, de Muse

Rodéo, de Zazie

1979, des Smashing Pumpkins

Paint it black, des Rolling Stones

She's my heroine, de Skunk Anansie

Loser, de Beck

Come as you are, de Nirvana 

Fleur de saison, d'Emilie Simon

La nuit je mens, d'Alain Bashung

Where the streets have no name, de U2

Turn the page, de Metallica

Brest, de Miossec

Frozen, de Madonna

Because the night, de Patti Smith

Envole-moi, de Jean-Jacques Goldman

I sat sadly by her side, de Nick Cave

Bring the noise, de Benny Benassi vs Public Enemy

Volontaire, de Noir Désir & Bashung

Les nuits d'une demoiselle, de Colette Renard

Feel the sun, des Tindersticks

Jailer, de Asa

Still loving you, de Scorpions

Joining you, d'Alanis Morissette

The end, de The Doors

Hold the line, de Toto

Alcohol, de Beck

Underneath, remixé par John Dahlback

J'en rêve encore, de Gérald de Palmas

Take my breath away, de Berlin

Alice et June, d'Indochine

Brick, de Fake

Storm, de Storm

The days of Pearly Spencer, de David McWilliams

Police dogs bonfire, de Lazyboy

A ma place, de Zazie et Axel Bauer

After laughter, de Wendy Renée

Stuck in the middle with you, des Stealers Wheel

Lost in love, de Legend B

Veteran of the psychic wars, des Blue Oyster Cult

Waiting, de The Devlins

La clé des chants, de Mick est tout seul

Thunderstruck, d'ACDC

Tell me I'm wrong, d'Eskobar

Smells like teen spirit, int.par Patti Smith & Cali

Alma, d'I Muvrini

La carioca, par Les Nuls

Couleur café, de Serge Gainsbourg

Witchcrafts, de Malka Spigel

Woman, de Neneh Cherry

Ordinary world, des Duran Duran

Every me & every you, de Placebo

I know you love me too, de Chris Raven

Une seule vie, de Gérald de Palmas

Send me an angel, de Scorpion

Glory box, de Portishead

Drive, de The cars

Where is my mind ?, des Pixies

Let me think about it, de Ida Corr Vs Fedde le grand

Viva la vida, de Coldplay

Creep, de Radiohead

Crucify, de Tori Amos

Slow slow, de Ayo

Le tissu, de Jeanne Cherhal

Say it ain't so, de Murray Head

Under the bridge, des Red Hot Chili Peppers

U wanna rock, de Pakito

Africa, de Toto

Black snake moan, int.par Samuel L. Jackson

Summer sun, de Texas

Speed of sound, de Coldplay

Dust in the wind, de Kansas

Sea, sex and sun, de Serge Gainsbourg

Slave to love, de Bryan Ferry

Si j'étais elle, de Julien Clerc

The lovers are losing, de Keane


Steppe, de René Aubry

Don't stop the music, de Rihanna

Ca casse, de Maurane


She dies, de A place to bury strangers

Infinity 2008, par Guru Josh Project

Bad timing, de Deus


Mother earth, de Within temptation

Simply the best, de Tina Turner

Café bleu, de Soha

Hysteria, de Muse

Blink, de John Dahlback

Sober, de Pink

Army of me, de Bjork

Ma Baker, des Boney M

Qu'est-ce que vous voulez ?, de The Amazing

Blitzkrieg bop, de The Ramones

Cendrillon, de Téléphone

Everybody's got to learn sometime, de The Korgis

Birds, de Vitalic

Gevurah, de John Zorn

Nights in white satin, des Moody Blues

Bad news, de Moon Martin

Rebel Yell, de Billy Idol

Long nights, d'Eddie Vedder

Smoke on the water, de Deep Purple

Penalty, de Beirut

 

Beautiful days, de Venus


Ulysses, des Franz Ferdinand

Footloose, de Kenny Loggins

La sentinelle, de Luke

Gold, de Klee

It's only you, pt II, de Salem

School, de Supertramp

Man next door, de Massive Attack

Jesus he knows me, de Genesis

Oh Mandy, de The Spinto Band

Supermassive black hole, de Muse

Sleeping satellite, de Tasmin Archer

 

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Heavy cross, de The Gossip

 

Cat poeple, de David Bowie

 

In your hands, de Charlie Winston


Everybody knows, de Léonard Cohen

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Californication, de Stephen Hopkins

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La petite mosquée dans la prairie, de Zarqa Nawaz

Stargate SG1, de Jonathan Glassner

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Scrubs, de Bill Lawrence

La 4eme dimension, de Ron Serling

NCIS, de Don Mc Gill

 

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Lundi 7 juillet 2008


La pluie qui tombe m’effraie un peu
Comme les larmes qui coulent de tes yeux
Le temps n’attend pas tu le sais
Seuls les regrets semblent parfait

 Il est dangereux de se pencher au-dedans
Les robes de mariées c’est salissant

 

Les regrets ca va droit au cœur
Et ca y reste
Jusqu'à ce qu’on meurt

 

La pluie qui tombe se calme un peu
La nuit approche et je m’en veux
De n’avoir pas lu dans tes yeux
Celui qui sait est malheureux

 

Il est dangereux de se pencher au-dedans
Les robes de mariées sont maculées de sang

 

Les regrets ca va droit au cœur
Et ca y reste
Jusqu'à ce qu’on meurt

 

Les regrets ca va droit au cœur
Et ca y reste
Jusqu'à ce qu’on meurt

 

Quand on est mort
Que reste-t‘il
Quelques bouquets de roses
Inutiles
Bien trop fragiles


Daniel Darc

 

Par Guillaume Riou - Publié dans : Poésie
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Lundi 7 juillet 2008

Ecrit en janvier 2004,


En moi tu croîs

Petite pousse de colère

Sur ton limon d’amertumes.

 

Et plus je te couve, plus tu me consumes !



Guillaume Riou


Par Guillaume Riou - Publié dans : Quelques-uns de mes écrits...
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Lundi 30 juin 2008

Le chat, animal indépendant, à la vie la plus envieuse qui soit... est souvent le compagnon du poète. Il arrive même qu'il l'inspire :

 

LE LIVRE DES SEPT MEDITATIONS

 

Par Zébuth, chat

 

Méditation première.

 

Je m’appelle Zébuth et je suis noir, car le noir est la plus belle des couleurs.

 

Méditation deuxième.

 

Dormir est bon. Quand je dors, je pense bien. Le sommeil convient au philosophe.

 

Méditation troisième.

 

Le feu sent bon. Je m’étale devant lui pour me pénétrer de son odeur ; mais il ne faut pas que j’en sois trop près car alors elle me brûle. C’est ainsi qu’en l’excès même du bien réside le mal.

 

Méditation quatrième.

 

Les chattes sont adorables.

 

Méditation cinquième.

 

Les hommes sont laids. C’est pourquoi ils se cachent derrière des étoffes.

 

Méditation sixième.

 

Les hommes sont mes esclaves et ils me respectent.

C’est pourquoi ils me réservent le meilleur de leurs aliments, qu’ils séparent sur des assiettes des déchets que je leur abandonne.

 

Méditation septième.

 

En paiement de leurs services, je laisse parfois aux hommes, ainsi qu’il est juste, l’usage de Mon fauteuil.

 

Zébuth, chat

 

*

*  *

 

NOTE DU TRADUCTEUR

 

Il nous était déjà apparu depuis un certain temps que le chat Zébuth devait être un profond philosophe. Souvent, étendu devant la cheminée sur un siège moelleux, il semblait, cependant que la flamme dansante enrichissait sa robe noire d’une pourpre éphémère, indifférent au monde extérieur et absorbé dans sa pensée. Oh ! comme il était alors loin de nous, loin de nos pauvres esprits éternellement agités de vaines inquiétudes !

C’est dans ces moments d’isolement et d’extase qu’il composait cet étonnant Livre des sept Méditations qu’un heureux hasard mit récemment entre nos mains, et dont il sera superflu de faire l’éloge à quiconque l’aura lu.

La postérité dira, comme nous, que ce petit ouvrage est un chef-d’œuvre.

 

Pierre Lebasteur, le 29 décembre 1910, in Musiques vaines et premiers bourgeons, Ed. J. Abry, 1913  

 

 

 

Dessin de Yannick Corboz

  LE CHAT EMPAILLE

 

Sous le noir graveleux des paupières de cire,

Deux yeux louches d’émail vous regardant d’un air

A vous faire pleurer de tristesse ou de rire ;

Une queue où la main s’écorche au fil de fer ;

 

Des moustaches manquant, des oreilles cassées ;

La peau que nous lissions jadis avec amour,

Avec ses quelques poils aux nuances passées

Rugueuse et sous les doigts sonnant comme un tambour ;

 

Un socle, enfin, si mal retenant cet ensemble

Par les quatre pieds mous semés d’ongles tordus,

Que, prêt à culbuter, tout l’édifice tremble

Au moindre roulement lointain d’un omnibus :

 

Voilà ce qui pourtant fut la bête électrique

Qui bondissait, rampait, griffait et miaulait,

Toujours vibrante, alors qu’avec son calorique

La vie entre ses flancs comme un poêle ronflait !

 

Voilà ce que, payé pour une œuvre d’artiste,

A nous émerveiller employant tout son soin,

A su créer de son mieux un sot naturaliste

Avec du bois, du fil, de l’étoupe ou du foin !

 

Voilà, si des matous devait périr la race,

Ce qu’en son muséum, fier d’un pareil achat,

Un professeur aurait la bêtise et l’audace

A nos petits-neveux de montrer comme un chat !

 

Et voilà cependant aussi comme en son livre,

Des gloires du passé se disant le gardien,

Ajuste nos héros, qu’il croit faire revivre,

Le burlesque empailleur qu’on nomme historien !

 

 

Alfred Ruffin, in Le livre des chats, Ed. A. Lemerre, 1908

 

 

Dessin d'Albert Dubout


Le chat
 

 

Dans ma cervelle se promène,

Ainsi qu'en son appartement,

Un beau chat, fort, doux et charmant.

Quand il miaule, on l'entend à peine,

 

Tant son timbre est tendre et discret;

Mais que sa voix s'apaise ou gronde,

Elle est toujours riche et profonde.

C'est là son charme et son secret.

 

Cette voix, qui perle et qui filtre

Dans mon fonds le plus ténébreux,

Me remplit comme un vers nombreux

Et me réjouit comme un philtre.

 

Elle endort les plus cruels maux

Et contient toutes les extases;

Pour dire les plus longues phrases,

Elle n'a pas besoin de mots.

 

Non, il n'est pas d'archet qui morde

Sur mon cœur, parfait instrument,

Et fasse plus royalement

Chanter sa plus vibrante corde,

 

Que ta voix, chat mystérieux,

Chat séraphique, chat étrange,

En qui tout est, comme en un ange,

Aussi subtil qu'harmonieux!

 

II 

 

De sa fourrure blonde et brune

Sort un parfum si doux, qu'un soir

J'en fus embaumé, pour l'avoir

Caressée une fois, rien qu'une.

 

C'est l'esprit familier du lieu;

Il juge, il préside, il inspire

Toutes choses dans son empire;

Peut-être est-il fée, est-il dieu?

 

Quand mes yeux, vers ce chat que j'aime

Tirés comme par un aimant,

Se retournent docilement

Et que je regarde en moi-même,

 

Je vois avec étonnement

Le feu de ses prunelles pâles,

Clairs fanaux, vivantes opales

Qui me contemplent fixement.

 

 

Charles Baudelaire, in Les Fleurs du mal (1857)  

 

 

Par Guillaume Riou - Publié dans : Poésie
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Dimanche 29 juin 2008



J’ai écouté l’autre jour à la radio, un érudit-poète dont j’ai oublié le nom… ce qui importe peu. Il disait, avec une grande stupidité, que "la poésie d’aujourd’hui
n’est plus que naïve et dénuée d’intérêt". Que "les poètes du moment n’ont plus rien à dire car tout a déjà été dit". Et que "cela explique le déclin du genre littéraire".

 

Certes, depuis que l’homme est  moderne, il vit dans l’impression intime que tout a déjà été dit, été vécu, été découvert… et pourtant l’histoire n’a de cesse de prouver le contraire.

En poésie il ne s’agit pas de dépasser Lucrèce, Byron ou Rimbaud, ni de refaire du Césaire… il s’agit de porter en mots les maux, en mots la vie, avec le verbe du siècle et la verve du coeur !

Bien sûr, les sujets se répètent, mais ils diffèrent autant que le nombre d’âmes qui portent la plume.

 

Tous les poètes, les plus mauvais comme les plus talentueux ont douté de la pertinence des sujets abordés… plus encore de leur impact et de leur aspect « inédit ». Mais ils ont poursuivi et poursuivront toujours, parce qu’ils en ont viscéralement besoin, parce que la poésie est profondément humaine et bien souvent exutoire.

Si la poésie se raréfie dans les bibliothèques, elle germe sur Internet. Elle se recycle et s’allie aux autres arts. Elle y affiche l’essence même des sens, des souffrances, des combats contemporains et aussi des naïvetés.

 

Qu’on se le dise, la poésie n’a pas coagulée : elle s’épanche là où on ne l’attend pas, surfe sur les espaces de liberté et témoigne des battements de son temps.


Par Guillaume Riou - Publié dans : Philo et autres...
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Mardi 24 juin 2008

 

Summertime, d'Edward Hopper, 1943



Blue Hotel, on a lonely highway,
Blue Hotel, life don't work out my way.

Blue Hotel, on a lonely highway,
Blue Hotel, life don't work out my way.
I wait alone in a lonely night,
Blue Hotel. Blue Hotel.

Blue Hotel, every room is lonely,
Blue Hotel, I was waitin' only.
The man in the light had a lonely dream,
Blue Hotel. Blue Hotel.

Blue Hotel, on a lonely highway,
Blue Hotel, life don't work out my way.

Blue Hotel, on a lonely highway,
Blue Hotel, life don't work out my way.
I wait alone in a lonely night,
Blue Hotel. Blue Hotel.

Chris Isaac

Par Guillaume Riou - Publié dans : Poésie
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Vendredi 20 juin 2008

Un inédit d'Arthur Rimbaud a été découvert et publié le mois dernier dans la Quinzaine littéraire.  Je ne pouvais manquer ici de vous faire partager ce texte en prose, "imprégné" (selon les spécialistes) du style du jeune poète.

Le texte est signé Jean Baudry : un des pseudonymes de Rimbaud.

Pour les détails de la découverte... regardez cette vidéo de l'émission de Frédéric Taddeï. Celle-là même qui m'a informé de la trouvaille littéraire :


LE REVE DE BISMARCK (fantaisie)


C'est le soir.

 

Sous sa tente, pleine de silence et de rêve, Bismarck, un doigt sur la carte de France, médite ; de son immense pipe s'échappe un filet bleu. 

 

Bismarck médite. Son petit index crochu chemine, sur le vélin, du Rhin à la Moselle, de la Moselle à la Seine; de l'ongle il a rayé imperceptiblement le papier autour de Strasbourg ; il passe outre.

 

À Sarrebruck, à Wissembourg, à Woerth, à Sedan, il tressaille, le petit doigt crochu : il caresse Nancy, égratigne Bitche et Phalsbourg, raie Metz, trace sur les frontières de petites lignes brisées, - et s'arrête...

 

Triomphant, Bismarck a couvert de son index l'Alsace et la Lorraine! - Oh! sous son crâne jaune, quels délires d'avare! Quels délicieux nuages de fumée répand sa pipe bienheureuse!...

 

*
*  *

Bismarck médite. Tiens! un gros point noir semble arrêter l'index frétillant. C'est Paris.

 

Donc, le petit ongle mauvais, de rayer, de rayer le papier, de ci, de là, avec rage, - enfin, de s'arrêter... Le doigt reste là, moitié plié, immobile.

 

Paris! Paris! - Puis, le bonhomme a tant rêvé l'œil ouvert que, doucement, la somnolence s'empare de lui: son front se penche vers le papier; machinalement, le fourneau de sa pipe, échappée à ses lèvres, s'abat sur le vilain point noir...

 

Hi! povero! en abandonnant sa pauvre tête, son nez, le nez de M. Otto de Bismarck, s'est plongé dans le fourneau ardent... Hi! povero! va povero! dans le fourneau incandescent de la pipe... hi! povero! Son index était sur Paris!... Fini, le rêve glorieux!

 

*
*  *

Il était si fin, si spirituel, si heureux, ce nez de vieux premier diplomate! - Cachez, cachez ce nez!...

 

Eh bien! mon cher, quand, pour partager la choucroute royale, vous rentrerez au palais [mots illisibles] avec des crimes de... dame [mots illisibles] dans l'histoire, vous porterez éternellement votre nez carbonisé entre vos yeux stupides!...

 

Voilà! fallait pas rêvasser!



Jean Baudry, article paru dans le Courrier des Ardennes du 25 novembre 1870.
 

"Un cauchemar de M. de Bismark" Gravure de Daumier - 1870

Par Guillaume Riou - Publié dans : Poésie
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Jeudi 5 juin 2008

Texte écrit en avril 2002,




                                                  AQUATIQUE
                                   CYNEGETIQUE



Dissimulé par les pâles filets de brume matinale, l’étang se révèle avec les premières caresses du soleil.

Figé sur ses échasses, un héron cendré de sa fière stature brave l’impatience.

Les roseaux qui se dressent et dansent au rythme des vents, assurent au traqueur un repaire prometteur.

La furtive brillance argentée d’une anguille… et le
coup part !
Les sarisses affûtées percent Amaterasu, froissant le parfait reflet.

Dans un bruissement d’ailes, vexé, le chasseur manque son trophée.



Guillaume Riou

Par Guillaume Riou - Publié dans : Quelques-uns de mes écrits...
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Lundi 2 juin 2008
Voici un poème étrange et troublant de Mr Flirt, puits d'arcanes, que j'ai happé dans mes filets en naviguant sur le web :

Psyché ranimée par le baiser de l'Amour, par Antonio Canova


Mille haines
 


Etoile morte, je te rends ton amour,
On souffre, on supporte, on est tous des imbéciles !

Souviens-toi du jour…
où nos regards se sont saisis
T’étais beyond my control, under my skin !
Ecorchée, malheureuse, accablée Tristana.
Rebelle adolescente du « Papa est con, Maman a tort »,
L’amour naissant t’a métamorphosé :
Fabuleux innamoramento !
Gravée en ma mémoire, c’est une belle journée.
La ronde triste de nos vies,
Est devenue vertige d’émotions ! 

On visait l’éternité : ne plus grandir,
Fuir, jouir, partir : rêver !
Hollywood, California… american dream.
T’étais Greta Garbo et moi John Gilbert…
L'un pour l'autre, tout pour l’autre ! 

Main dans la main dans les rues de Londres,
Dans un jardin de Vienne ou au fil du Gange.
Complices, magiciens, jouant à l’âme-stram-gram.
C’est l’histoire d’une fée, c’est… ton histoire.
Dans les sables de notre désert, « dessine-moi un mouton » ! 

Ensemble slipping away, profondément ressentir !
Cigüe libertine : amoral poison de mes nuits,
Du moment Q à  l’instant X,
J’admirais tes formes, mouvements de lune
Notre croquis porno graphique !
Tantôt la fiévreuse qui fait oui, tantôt la poupée qui fait non.
Exerce – habile – tes tortures… pourvu qu’elles soient douces. 

On écoutait que nous ; surtout pas les faibles Q.I :
Fuck them all ces langues de vipères !
C’était « je t’aime, moi aussi »

Derrière les fenêtres
de notre avenir, on cherchait déjà des prénoms :
Allan, pour un garçon
Une fille ? Chloé
ou Alice.
 

We’ll never die
, never
Puisque nous étions à jamais inséparables
Et pourtant… 

Je croyais qu’on s’aimerait sans contrefaçon,
Avant que l’ombre… s’abatte, nuée grêlée de trahisons !
L’Annonciation démoniaque, rupture si brutale
Scission sans logique, blessure tragique !

Oh ! Nobody knows
Comme j’ai mal ! Comme je hurle !
Je voudrais tant que tu comprennes.
Si je te pardonnais, serais-tu là ?
Mon ange, parle-moi !
Laisse le vent emporter tout : les fautes, les démons.
Redonne-moi l’espoir,
Optimistique-moi belle ennemie !
Nous souviendrons-nous des joies sublimes ?

Si tu gardes le silence, méfie-toi de ma colère !

Ma mémoire a figé ton dernier sourire
Reflets d’émaux, des maux les mots.
Comment agir ? Privé de ton consentement,
Tel un insecte englué au fil de la veuve noire.
A quoi je sers aujourd’hui, sans ton amour ?
Sur la place publique, badauds, déshabillez-moi !

Depuis que t’es partie, je sens que mon cœur lâche
Damné, maudit, ainsi soit je !
Mon corps tremble, sous des cendres de lune
My soul is slashed… et saigne. 

Je ne suis plus qu’un vieux bouc, pauvre diable cocu,
En pleine folie, dégénération sentimentale,
Ô psychiatric insanity !

Je t’oublierai peut-être Toi, mais jamais Nous.
Je t’aime mélancolie, il ne me reste que toi !
Les aiguilles tranchantes de l’horloge biologique tournent
Et tournoie… mon destin !
Je n’aurai pas le temps de vivre
Et si vieillir m’étais conté ?
J’attends la mort…

Tomber 7 fois…
pour ne plus se relever,
Criblé d’effets secondaires
Je ne crois plus au salutaire mylénium.

Alors j’écoute la radio : Mylène is calling,
Jusqu’au bout de la nuit,
Puis Mylène s’en fout !
En ton absence, l’amour n’est rien
Il n’y a pas d’ailleurs,
Point de plaisir, même aux sources de l’eaunanisme
Ma vie est désenchantée.

Pardonne-moi
Enfant que j’étais,
Innocent Agnus dei,
D’avoir anéanti tous ces projets, tous ces combats.

De notre amour XXL,
Pas de doute possible,
Il ne me reste que des 
regrets.

                                                                      Mr FLIRT

Par Guillaume Riou - Publié dans : Poésie
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Dimanche 25 mai 2008

Craquante, canon, déjantée à souhait.... je fonds pour Feist.

Leslie, de son vrai prénom, est née en 1976 au Canada. Elle fait ses débuts dans un groupe punk de son lycée.
Chanteuse et guitariste de talent, elle interprète de sa voix écorchée, dans l'album "The reminder",  ce morceau que j'aime beaucoup : 

 

 



I feel it all 

I feel it all, I feel it all
I feel it all, I feel it all
The wings are wide, the wings are wide
Wild card in sight, wild card in sight

Oh I’ll be the one who'll break my heart
I'll be the one to hold the gun

Can I know more than I knew before
I know more than I knew before
I didn't rest, I didn't stop
Did we fight or did we talk

Oh I’ll be the one who'll break my heart
I'll be the one to hope

Can I love you more
I love you more
I don't know what I knew before
But now I know I want to win the war

No one likes to take a test
Sometimes we don't pull or flex
Put your weight against the door
Kick-drum on the basement floor
Stranded in the thought of woods
Looking like the winter bird
On my head the water pours
Gulf stream through the open door
Fly away
Fly away the one who want to make

I feel it all, I feel it all
I feel it all, I feel it all
The wings are wide, the wings are wide
Wild card in sight, wild card in sight

Oh I’ll be the one who'll break my heart
I'll be the one who'll break my heart
I'll be the one who'll break my heart
I'll end it, though you started it
The truth, the lies
The truth, the lies

And lies divide
Lies divide

 



 
Traduction (approximative) :


Je ressens tout ça

 

Je ressens tout ça, je ressens tout ça

Je ressens tout ça, je ressens tout ça

Les ailes sont larges, les ailes sont larges

Il y a de l'imprévu là-dedans, il y a de l'imprévu là-dedans

 

Je serai celle qui brisera mon cœur

Je serai celle qui tiendra le revolver

 

Je sais plus que je n'en savais avant

Je sais plus que je n'en savais avant

Je ne me suis pas reposée, je ne me suis pas arrêtée

S'est-on battu ou s'est-on parlé ?

 

Je serai celle qui brisera mon cœur

Je serai celle qui espère

 

Puis-je t'aimer plus

Je t'aime plus

Je ne sais pas ce que je savais avant

Mais maintenant je sais que je veux gagner la guerre

 

Personne n'aime passer un test

Parfois, tu sais : plus, c'est moins

Mets tout ton poids contre la porte

Tape des pieds sur le sol de la cave

Coincé dans un brouillard de mots

Je l'aimais comme un oiseau d'hiver

Sur ma tête, l'eau déferle

Le Gulf Stream passe par la porte ouverte

Envole-toi

Envole-toi vers ce que tu veux faire

 

Je ressens tout ça, je ressens tout ça

Je ressens tout ça, je ressens tout ça

Les ailes sont larges, les ailes sont larges

Il y a un imprévu là-dedans, il y a un imprévu là-dedans

 

Je serai celle qui brisera mon cœur

Je serai celle qui brisera mon cœur

J'y mettrai fin, même si c'est toi qui as commencé

 

La vérité, le mensonge,

La vérité, le mensonge,

 

Et le mensonge divise

Le mensonge divise.

 

Par Guillaume Riou - Publié dans : Poésie
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Mercredi 21 mai 2008

En explorant les fonds anciens de la bibliothèque d'Annecy, une collègue a découvert le recueil d'un poète tombé aux oubliettes… Pierre Lebasteur.




Voici quelques textes qui m’ont plu :

 
Le 13 octobre 1911,

LUNE

La lune aux pieds d'hermine, âme légère au sol,
Charme les chats frôleurs enroulés dans leur queue;
Les lys harmonieux ont incliné leur col ;
Les femmes aux seins blonds dorment dans l'herbe bleue.

Les arbres se sont tus, où le vent murmurait;
Les oiseaux amoureux gazouillent à leurs rêves;
Et la lune aux bras frais berce, par la forêt,
Le sommeil précieux des folles Heures Brèves.
 

Pierre Lebasteur, in Musiques vaines et premiers bourgeons, 1913



16-28 octobre 1912,

 

APOLLON ET LA NUIT

 

Apollon, Dieu soleil, désira un jour entendre deux illustres poètes dont la rivalité divisait le Parnasse.


Amylas chanta le premier. Ses strophes gonflées d’harmonie avançaient d’un rythme égal et superbe, pareilles à la nef rapide dont une heureuse bise enfle les voiles. Il disait la gloire et la joie puissantes de la Lumière. Car c’est d’elle que la vie est venue aux hommes et à tous les êtres ; vers elle monte l’hymne de l’olivier comme celui de l’aède ; elle brille au foyer de la famille et au temple de la cité. La Lumière, disait-il, est l’ambition des hommes pieux, et la loi des sages.

Soudain sa voix devint plus éclatante, le mètre vibrait et bondissait ; et ses paroles évoquaient, à la palestre, au stade et au combat, la troupe fière des éphèbes au beau corps, qui se tendent comme des arcs ou s’envolent comme des flèches ; ils sont les bien-aimés de la Lumière ! Et il termina son ode en priant la Lumière de descendre en lui-même et d’habiter parmi les hommes.

-         Rhéteur stupide et plat ! s’écria le dieu, ne peux-tu chanter quelque plus rare trésor ? La Lumière n’est-elle point partout, toujours, à tous ? Précieux bien en vérité, dont on ne peut avoir assez !

Ainsi raillait Apollon irrité, car étant le soleil, il n’avait jamais vu les ténèbres.


Alors parla Ménon. Sa lyre avait des accents languides et suaves où l’on eût dit qu’on ne sait quel invisible ruisseau venait traîner sa plainte, et laissait quelque chose de limpide. C’était comme l’ondulation d’une fraîcheur mouvante et mystérieuse, qui, éveillant dans les cœurs étonnés d’étranges résonances, semblait y prolonger l’action d’énergies impénétrées fugitivement entrevues.

Le poète évoquait les étoiles comme des sœurs qu’il eût conduites par la main ; il disait le croissant d’argent et la nocturne Chasseresse, et l’amitié des sources assises dans l’ombre et, dans les ténèbres propices, divin par-dessus toutes choses, le Repos. Il chantait la Nuit : la Nuit chère aux amants, chère aux rossignols, chère aux astres qui laissent dans leur sillage une poussière d’or, un troupeau vagabond, les Rêves. Et il disait encore : la Nuit est vérité, parce qu’elle est silence. Elle dévoile ses mystères à ceux-là seuls dont l’âme est recueillie et secrète. Adorons-la ; chastes déesses aux caresses d’ailes bleues, tendre consolatrice, accueille-nous, ô Nuit ! – Puis il posa sa lyre.

Alors, Apollon appuya son front sur sa main, et quand il releva la tête, il dit : - En vérité, ce chant m’a pénétré d’une sublime émotion. Et cependant je ne t’ai pas compris, poète. Qu’est-ce donc que la Nuit ?


Pierre Lebasteur, in Musiques vaines et premiers bourgeons, 1913

Par Guillaume - Publié dans : Poésie
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Jeudi 15 mai 2008


On se brûle à distance

Est-ce que je lui manque ?

 

Nos échanges glissent comme souffles

Sur les peaux de nos soirées.

 

Nos envies, nos passions, nos délires

Tant de sagaies dans le cœur…

 

On se désire, joueurs,

Et l’on se grise à l’essence de nos êtres.

 

Faits l’autre pour l’un,

L’un sans l’autre

 

Tous nos astres réunis

Nous comblent de force.

 

On se lit sur les lèvres, on se lie dans les failles

Au fil des connections

 

Elle chevauche mes mots, roule sur mes heures

Et nos matins sont difficiles

 

Mais si nos liens s’enchevêtrent, nos destins eux

S’écartent

 

On se ment, sentiments

On se cache, attaches

 

J’étoufferai cet amour !

Pour ne pas souffrir de son impossibilité.


Le coeur de la raison vaut-il mieux que la raison du coeur ? 



Guillaume Riou

Par Guillaume - Publié dans : Quelques-uns de mes écrits...
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Jeudi 8 mai 2008
On trouve toute l'argile du créatif humain sur le Net... même cette fable sociale moderne d'un La Fontaine du XXIe siècle :

Le corbeau et le lapin

 

Maître corbeau sur un arbre perché,
Restait à ne rien faire de la journée.

Un lapin voyant ainsi le corbeau,
L'interpelle et lui demande aussitôt :
"Moi aussi, comme-toi, puis-je m'asseoir
Et ne rien faire du matin jusqu'au soir?"

L’oiseau lui répond de sa branche :
"Bien sûr, ami à la queue blanche,
Je ne vois ce qui pourrait t'en empêcher !

Dans l'herbe verte tu peux te coucher,
Et ainsi de la vie profiter".

Blanc lapin s'assoit alors par terre,
Et sous l'arbre, reste à ne rien faire.

Tant et si bien qu'un renard affamé,
Voyant ainsi le lapin somnoler,
S'approche du rongeur en silence
Et d'une bouchée en fait sa pitance.


Moralité :

Pour rester assis à ne rien branler,
Mieux vaut être très haut placé !

 

 

Par un internaute anonyme (très plagié sur la toile)

Par Guillaume - Publié dans : Philo et autres...
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Citations

"Les poèmes sont des bouts d'existence incorruptibles que nous lançons à la gueule répugnante de la mort" René Char

"Les jambes des femmes sont des compas qui arpentent le globe terrestre en tous sens, lui donnant son équilibre et son harmonie."
François Truffaut 

"Occuper son esprit, c'est soulager son coeur." Constance de Salm-Dyck

"L'amitié est une âme à deux corps" Aristote

"C'est là ce qu'il ya dans l'homme de touchant et de beau, cette double aspiration vers ce qu'il désire et vers ce qu'il a perdu." Alexandre Humboldt (in Cosmos)

"Il vaut mieux mobiliser son intelligence sur des conneries que sa connerie sur des choses intelligentes" Jacques Rouxel (auteur des Shadoks)

"Un grain de poésie suffit à parfumer tout un siècle !" José Marti

"Comme cela nous semblerait flou, inconsistant et inquiétant Une tête de vivant... s'il n'y avait une tête de mort dedans." Jacques Prévert

"Le rêve que fait la note digne de ce nom, c’est d’échapper à sa nature fugitive, à sa chrysalide sans issue, à son éventuelle distribution, à sa noyade dans le général. (...) Elle suggère. N’insiste jamais ; fait souffrir — le souhaiterait — sans laisser jouir. Disons qu’elle est d’essence féminine." Georges Perros (in Papiers collés)

"En poésie, il faut chercher la lumière... même si l'on doit descendre très profond" Ile Eniger

"L'amour - c'est ce pays à l'infini ouvert par deux miroirs qui se font face" André Hardellet

"Hâte-toi, hâte-toi de transmettre ta part de merveilleux, de rébellion, de bienfaisance." René Char (in Commune présence)

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