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   Coups de coeur
    

Livres

La ligne de fuite, BD de Christophe Dabitch et Benjamin Flao

King ink, de Nick Cave

Le petit Prince, d'Antoine de Saint-Exupéry

La vie en éclats... au seuil de l'aurore, d'Alain Jacquier 

Archimondain jolipunk, de Camille De Toledo

Le grand pouvoir du Chninkel, BD de Rosinski et Van-Hamme

L'existentialisme est un humanisme, de Jean-Paul Sartre

L'ombre du vent, de Carlos Ruiz Zafon

Le collier des songes, de Jean Hyacinthe-Loyson

Le dessin, BD de Marc-Antoine Mathieu

Presque rien sur presque tout, de Jean D'Ormesson

Voies Off, de Nicolas Pothier & Yannick Corboz

Les ombres errantes, de Pascal Quignard

Le principe de Peter, de L.J. Peter & R. Hull

Journal en miettes, d'Eugène Ionesco

Ciné

The fountain, de Darren Aronofsky

Will Hunting, de Gus Van Sant

Das boot, de Wolfgang Petersen

Pulp Fiction, de Quentin Tarantino

La cité des anges, de Brad Silberling

Dune, de David Lynch 

La faille, de Gregory Hoblit 

Le cercle des poètes disparus, de Peter Weir 

C'est arrivé près de chez vous, de Rémy Belvaux

Pump up the volume, d'Allan Moyle

Joyeuses funérailles, de Frank Oz

Citizen Kane, d'Orson Welles

No country for old men, des frères Coen

Eyes wide shut, de Stanley Kubrick

13 tzameti, de Gela Babluani

Bienvenue à Gattaca, de Andrew Niccol

Duel, de Steven Spielberg

La cité de la peur, des Nuls

Pi, de Daren Aronofsky

Un poisson nommé Wanda, de Charles Crichton

L'armée des 12 singes, de Terry Gilliam

Les 9 reines, de Fabian Bielinsky

Master and commander, de Peter Weir

Les galettes de Pont-Aven, de Joël Seria

Gone Baby Gone, de Ben Affleck

Willow, de Ron Howard

Romeo + Juliette, de Baz Luhrmann

Le premier jour du reste de ta vie, de Rémi Bezançon

Soleil vert, de Richard Fleischer

Irreversible, de Gaspar Noé

Elephant man, de David Lynch

La neuvième porte, de Roman Polanski

Into the wild, de Sean Penn

Le crime de Mr Lange, de Jean Renoir

Walter, retour en résistance, de Gilles Perret

Secret Défense, de Philippe Haim

Musique

It means nothing, de Stereophonics

Not an addict, de K'S Choice

You cut her hair, de Tom McRae

Devil inside, d'Utada Hikaru

Hang me up to dry, des Cold War Kids

Je vis où tu m'as laissé, de Calogero

Jolene, de The White Stripes

Satisfaction, de Benny Benassi

Je recherche, de Mauss & Charlie

Long slow goodbye, des Queens of the Stone Age

Les mots bleus, de Christophe

One hundred years, de The Cure

Paradoxal système, de Laurent Voulzy

Twist in my sobriety, de Tanita Tikaram

A la longue, de Noir Désir

Stop, de Sam Brown

Starlight, de Muse

Rodéo, de Zazie

1979, des Smashing Pumpkins

Paint it black, des Rolling Stones

She's my heroine, de Skunk Anansie

Loser, de Beck

Come as you are, de Nirvana 

Fleur de saison, d'Emilie Simon

La nuit je mens, d'Alain Bashung

Where the streets have no name, de U2

Turn the page, de Metallica

Brest, de Miossec

Frozen, de Madonna

Because the night, de Patti Smith

Envole-moi, de Jean-Jacques Goldman

I sat sadly by her side, de Nick Cave

Bring the noise, de Benny Benassi vs Public Enemy

Volontaire, de Noir Désir & Bashung

Les nuits d'une demoiselle, de Colette Renard

Feel the sun, des Tindersticks

Jailer, de Asa

Still loving you, de Scorpions

Joining you, d'Alanis Morissette

The end, de The Doors

Hold the line, de Toto

Alcohol, de Beck

Underneath, remixé par John Dahlback

J'en rêve encore, de Gérald de Palmas

Take my breath away, de Berlin

Alice et June, d'Indochine

Brick, de Fake

Storm, de Storm

The days of Pearly Spencer, de David McWilliams

Police dogs bonfire, de Lazyboy

A ma place, de Zazie et Axel Bauer

After laughter, de Wendy Renée

Stuck in the middle with you, des Stealers Wheel

Lost in love, de Legend B

Veteran of the psychic wars, des Blue Oyster Cult

Waiting, de The Devlins

La clé des chants, de Mick est tout seul

Thunderstruck, d'ACDC

Tell me I'm wrong, d'Eskobar

Smells like teen spirit, int.par Patti Smith & Cali

Alma, d'I Muvrini

La carioca, par Les Nuls

Couleur café, de Serge Gainsbourg

Witchcrafts, de Malka Spigel

Woman, de Neneh Cherry

Ordinary world, des Duran Duran

Every me & every you, de Placebo

I know you love me too, de Chris Raven

Une seule vie, de Gérald de Palmas

Send me an angel, de Scorpion

Glory box, de Portishead

Drive, de The cars

Where is my mind ?, des Pixies

Let me think about it, de Ida Corr Vs Fedde le grand

Viva la vida, de Coldplay

Creep, de Radiohead

Crucify, de Tori Amos

Slow slow, de Ayo

Le tissu, de Jeanne Cherhal

Say it ain't so, de Murray Head

Under the bridge, des Red Hot Chili Peppers

U wanna rock, de Pakito

Africa, de Toto

Black snake moan, int.par Samuel L. Jackson

Summer sun, de Texas

Speed of sound, de Coldplay

Dust in the wind, de Kansas

Sea, sex and sun, de Serge Gainsbourg

Slave to love, de Bryan Ferry

Si j'étais elle, de Julien Clerc

The lovers are losing, de Keane


Steppe, de René Aubry

Don't stop the music, de Rihanna

Ca casse, de Maurane


She dies, de A place to bury strangers

Infinity 2008, par Guru Josh Project

Bad timing, de Deus


Mother earth, de Within temptation

Simply the best, de Tina Turner

Café bleu, de Soha

Hysteria, de Muse

Blink, de John Dahlback

Sober, de Pink

Army of me, de Bjork

Ma Baker, des Boney M

Qu'est-ce que vous voulez ?, de The Amazing

Blitzkrieg bop, de The Ramones

Cendrillon, de Téléphone

Everybody's got to learn sometime, de The Korgis

Birds, de Vitalic

Gevurah, de John Zorn

Nights in white satin, des Moody Blues

Bad news, de Moon Martin

Rebel Yell, de Billy Idol

Long nights, d'Eddie Vedder

Smoke on the water, de Deep Purple

Penalty, de Beirut

 

Beautiful days, de Venus


Ulysses, des Franz Ferdinand

Footloose, de Kenny Loggins

La sentinelle, de Luke

Gold, de Klee

It's only you, pt II, de Salem

School, de Supertramp

Man next door, de Massive Attack

Jesus he knows me, de Genesis

Oh Mandy, de The Spinto Band

Supermassive black hole, de Muse

Sleeping satellite, de Tasmin Archer

 

When the rain begins to fall, de Jermaine Jackson & Pia Zadora


Heavy cross, de The Gossip

 

Cat poeple, de David Bowie

 

In your hands, de Charlie Winston


Everybody knows, de Léonard Cohen

Séries TV

Californication, de Stephen Hopkins

Friends, de Marta Kauffman

La petite mosquée dans la prairie, de Zarqa Nawaz

Stargate SG1, de Jonathan Glassner

H, d'Abd-El-Kader Aoun & Cie

Scrubs, de Bill Lawrence

La 4eme dimension, de Ron Serling

NCIS, de Don Mc Gill

 

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Samedi 18 octobre 2008

 

 

 
LA SEULE

 

Le 26 mars 1939.

 

Tu fais le premier pas, tu confonds nos ombres

Il n'y a plus de distance

Entre nous

Nous sommes plus proches

Plus semblables et différents que l'aurore et l'aube

 

Sur tes lèvres la nuit se retire

La clarté tranquille de la fatigue

Éblouit tes veines

Ton sang te reprend tout entière

Et toutes les bêtes obscures

Qui nous séparaient encore

Le bruit clair de ton cœur les a chassées

Nous ne pouvons plus ne pas nous voir

 

Chaque matin la lumière te conquiert

Les belles herbes du soleil envahissent les doux chemins de

Ton sang

Comme je vais t'aimer

Bienheureux où irons-nous?

 

Et tu es si belle et je suis si beau moi de t'avoir touchée

Que la vie dans nos yeux un doigt levé

S'arrête

Pour nous regarder.


Marc Patin, in Marc Patin, le surréalisme donne toujours raison à l'Amour, Ed. Librairie-Galerie racine, 2006. 
 



LETTERA AMOROSA

 

Est-ce que je pense à l'éternel

quand nous nous serons nue à nu?

- Non, j'évoque l'herbe

ou le bonheur d'un animal de grande taille

(un éléphant peut-être)

dans une étendue d'eau à sa mesure

 

Mais ce n'est pas en mots, c'est dans tout mon corps

profusément

 

Et quelquefois, te regardant dormir, encore nu,

mon être d'amour fait place

toujours sans mots

à l'anxiété de qui attend

la fuite   la bombe   le bourreau

dans ce monde où rares sont les grands lits calmes.

Marie-Claire Bancquart



 


REVER POUR L'HIVER

 

L'hiver, nous irons dans un petit wagon rose

Avec des coussins bleus.

Nous serons bien. Un nid de baisers fous repose

Dans chaque coin moelleux.

 

Tu fermeras l'œil, pour ne point voir, par la glace,

Grimacer les ombres des soirs,

Ces monstruosités hargneuses, populace

De démons noirs et de loups noirs.

 

Puis tu te sentiras la joue égratignée...

Un petit baiser, comme une folle araignée,

Te courra par le cou...

 

Et tu me diras : «Cherche!» en inclinant la tête,

- Et nous prendrons du temps à trouver cette bête

Qui voyage beaucoup...

 

(Ecrit le 7 octobre 1870.)

 

Arthur Rimbaud




Par Guillaume Riou - Publié dans : Poésie
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Jeudi 25 septembre 2008

Parallèlement à l’arrivée du web 2.0, de plus en plus de particuliers créent leur propre espace virtuel sur Internet. Plus qu’une mode, il s’agit d’une évolution culturelle. Elle concentre une véritable manne de créations humaines : littéraire, artistique, scientifique, politique et sociologique.



 

Si nous ne réagissons pas rapidement pour sauvegarder ces Blogs et Sites Internet, les générations futures pourront nous accuser d’avoir laissé tout un pan de notre activité culturelle sombrer dans l’oubli et disparaître.

En effet au premier abord on peut se dire que ce qui est écrit, créé, reproduit, commenté… sur ces espaces Internet d’échanges et d’expression est futile et creux. Mais je vous invite à surfer de plus près : il y a des richesses lovées dans la production des internautes. Il y a aussi du travail, du sérieux, de la connaissance et des critiques.

Dans tous les domaines, des amateurs passionnés, parfois spécialistes, apportent leur pierre à la culture, aux débats et à l’accès aux sources culturelles. Doit-on n’en garder trace ? Permettez-moi ici de vouloir secouer les esprits… j’ai un sentiment d’inconscience collective face à ce problème de non-conservation des productions du Web.

Certes la Bibliothèque Nationale de France s’est lancée dans un projet gargantuesque de conservation de la toile.. mais, seule, elle ne peut pas grand chose. Elle est obligée de trier les sources et d’effectuer des sauvegardes ciblées. Evidement, le blog type de monsieur Tout-le-monde passe au travers… et je m’inquiète de voir s’éteindre des sites de particuliers et blogs divers sans qu’aucune trace de leur existence et de leur contenu n’ai été conservée.

 

Si un webmaster lambda veut sauvegarder correctement son site aujourd’hui, il doit faire appel à des entreprises privées de conservation, qui le font moyennant finances : autant dire que c’est donc rare.

 

Combien de discours, d’études, de déclarations, de poèmes, de dessins, de morceaux de musique, de débats politiques, d’analyses, de documents rarissimes scannés, de journaux personnels, de photos… ont déjà été engloutis par le vide, perdus à jamais au détriment des peuples et de leur histoire ? On parle régulièrement du trou de la couche d’ozone… qu’en sera-t’il du trou de la souche culturelle ? 



Le défi n’est pourtant pas insurmontable! A la seule condition d’une prise de conscience des politiques, des élus et des professionnels du secteur culturel. Si chaque ville, chaque commune, chaque bibliothèque ou centre d’archives se donne pour objectif de sauvegarder les blogs et sites des citoyens de sa localité… alors oui, nous pouvons espérer garder ces empreintes socio-culturelles du début XXIe siècle !

Nous pouvons même imaginer un partenariat entre les citoyens et leur commune : chaque webmaster aurait le souci de déclarer l’existence de son site et sa commune s’engagerait, dans un souci de service public, à le conserver.

 

Cette conservation a plusieurs desseins : constitution d’un fond virtuel des créations, d’une collection patrimoniale des richesses du web, d’une empreinte sociologique de nos comportements, échanges et centres d’intérêts.

Les moyens ? me direz-vous… certes, sauvegarder autant de productions virtuelles nécessite des disques durs énormes et évolutifs. Mais rien d’extraordinaire sur le budget d’une commune. Avec le perfectionnement des technologies, un pièce de taille raisonnable peut héberger une large Unité centrale « avaleuse de sites ». Cette dernière n’aurait qu’à sauvegarder par suivi de la liste des URL toutes les créations du web. Constituant à terme un stock exploitable et reproductible.

 

Alors, avis aux pionniers ! Elus, conservateurs, bibliothécaires, archivistes… il est grand temps de prendre des mesures sensées en faveur de la conservation culturelle de ce fleuve en crue perpétuelle qu’est le Web !!!

Par Guillaume Riou - Publié dans : Philo et autres...
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Vendredi 8 août 2008

Ecrit à Bernex en août 1996,


L’eau claire du torrent caresse la roche polie, qui prend avec le temps l’apparence du cuir.
Plongeant de la dent d'Oche, son râle masque les murmures de la forêt. Le feuillage dense tamise les rayons d’un lourd soleil estival.
La fraîcheur environnante, alliée aux parfums de la nature, enivre mes sens.
Et cette rare tranquillité ambiante offre à mon esprit l’opportunité de vagabonder de souvenirs plaisants en songes d’idéaux.

Guillaume Riou


Par Guillaume Riou - Publié dans : Quelques-uns de mes écrits...
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Mercredi 6 août 2008

 

 

Un bouquet de fleurs à la main

Il sort du magasin

Il avance de bon cœur

Où va donc cet humain

Qui porte un bouquet de fleurs ?

va donc cet humain

Qui porte un bouquet de fleurs ?

 

Vers quel rencard ?

Quel amant dans le placard ?

Quelle inconnue

Dans la toile entrevue ?

Quelle fête des mères ?

Quel ami sincère ?

Quelle moitié d'aveu ?

Quel amour qui flanche ?

Quel drôle de cheveu

Sur sa manche…

 

Où va donc cet humain

Qui croit qu'on est dimanche ?

Où va donc cet humain

Qui croit qu'on est dimanche ?

 

Un bouquet de fleurs à la main

Il connaît le chemin

Il avance de bon cœur

Qu'attend donc cet humain

Qui porte un bouquet de fleurs?

Qu'attend donc cet humain

Qui porte un bouquet de fleurs?

 

Quel genre de fête ?

Quel anneau dans la tête ?

Quel cœur qui bat

Et n'attendait que ça ?

Sur quelle blessure ?

Quel trou dans un mur ?

Pour quel adieu ?

Pour décorer quel dieu ?

En vue d'assouvir

Quel désir ?

 

Qu'attend donc cet humain

Qu'est fait pour le plaisir ?

Qu'attend donc cet humain

Qu'est fait pour le plaisir ?

 

Un bouquet de fleurs à la main

Il connaît le chemin

Il avance de bon cœur

Que cache donc cet humain

Qui porte un bouquet de fleurs ?

Que cache donc cet humain

Qui porte un bouquet de fleurs ?

 

Il marche pas vite

C'est pas des marguerites.

Il presse le pas

C'est pas des camélias.

Il marque une pause

Il a pas pris des roses.

Ses neurones agissent

C'est pas du cannabis.

C'est pas l'temps du tout

Des coucous…

 

Que cache donc cet humain

Qui respire avec nous ?

Que cache donc cet humain

Qui respire avec nous ?

 

Un bouquet de fleurs à la main

Il sait trop le chemin

Il va rentrer chez lui.

Pourquoi donc cet humain

S'est acheté des soucis ?

Pourquoi donc cet humain

S'est acheté des soucis ?


Maxime Le Forestier (Album L'écho des étoiles)

 

 

 


 
Par Guillaume Riou - Publié dans : Poésie
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Samedi 2 août 2008


 

Une grenouille pleine de charme
De caractère et de qualités,
Vivait depuis peu avec un gentil sanglier ;
Mais secrètement son cœur versait des larmes.

La mignonne, déçue par l’amour et ses torts,
S’était rapprochée du pourceau amoureux
Et ce dernier bien chanceux
Avait, ce qui ne gâchait rien, une bauge vaste et de tout confort.

Mais si notre jolie amphibienne

Trouvait dans cette vie facile et rangée
Une bonne raison de s’installer,
Elle n’en restait pas moins en manque d’amour et d’oxygène. 

Par un beau jour de printemps,

Tandis qu’il croisait la callipyge grenouille régulièrement,
Un crapaud rêveur et esseulé
Se décida enfin à l’aborder…





De clavier à clavier, ils ne tardèrent à réaliser
Qu’ils débordaient d’affinités ;
Et malgré la jalousie du sanglier, qui prenait souvent le taffu,
Ils sortirent danser, chiner, se balader, nager à la verticale et faire du raffut… 

Le crapaud, sûr de ses sentiments,

Et subjugué par la belle rainette
Ne tarda pas, joueur, à lui compter fleurette…
Les deux croâsseurs complices s’attiraient incontestablement. 

Le rendant presque aliéné,

Demoiselle grenouille tenait tête
Aux avances tenaces du vert poète,
Se refusant à risquer une si tendre amitié. 

Le crapaud, très épris, luttait pour qu’impatience ne vinsse
Et oubliait tous ses soucis en sa compagnie.
Mais il désespérait parfois de ne voir sa batracienne sexy
Poser à ses lèvres le baiser qui ferait de lui son prince… 

L’indécise grenouille continua à côtoyer son crapaud baveux ;

Mais, préférant l’assurance d’un logis spacieux,
Finit par épouser son chétif sanglier
Pour le pire et les difficultés !

 

Morale :

A trop ruminer les douleurs du passé,

A trop viser le matériel et la sécurité,

On se prive du bonheur à portée de main palmée.



Mr FLIRT

Par Guillaume Riou - Publié dans : Poésie
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Vendredi 1 août 2008

Né le 10 mai 1939 à Lomé-Kpéhénou, Yves–Emmanuel Dogbé a fait ses études primaires et secondaires au Togo, au Bénin et au Ghana. Après quelques années passées dans le monde enseignant, il part en France où il étudie à l’Ecole des Hautes études en sciences sociales à la Sorbonne et à l’Université René Descartes et obtient un doctorat de 3e cycle avec une thèse sur la Négritude.

Auteur d’une étude sur la crise de l’éducation, Yves–Emmanuel Dogbé a également travaillé dans plusieurs organismes de recherche scientifique en France et au Togo.


La passion que l’homme a pour la lecture, débouche sur l’envie d’écrire et le besoin de s’exprimer, de prendre position. Ses écrits ont touché la politique, les problèmes sociaux, la sociologie, l'amour, la haine…

 
En écrivant sur la politique menée au Togo, Yves-Emmanuel Dogbé, s’était attiré les foudres de l’establishment.


En 1976, un de ses textes disant que « ceux qui nous gouvernent sont des hommes politiques de formation politique », n’avait pas plu aux autorités. Celles-ci l’ont pris pour de la subversion ; une audace qui ne pouvait rester impunie…

Arrêté, Yves-Emmanuel Dogbé a transité par la Sûreté nationale, puis fut conduit au Camp RIT de Lomé-Tokoin, où il goûtera aux pires humiliations, coups, injures et intimidations d’usage à cause de cette phrase anodine. Il s’était même entendu dire : « Tu vas aller en prison, on va faire des enquêtes et si nous avons tort... Dieu nous pardonnera ».

Après cette expérience carcérale, l’écrivain part en exil.  


Il meurt à Paris en 2004.





Quand je vous vois

Dressés sur vos glorioles et vos conquêtes séculaires…

Quand je contemple vos populations

Bien nourries et repues

Paris, Amsterdam, Bruxelles, Bonn, Londres, Rome…

Je pense à mon Afrique

Avec ses taudis et ses affamés

Je pense à ces hommes

Qui n’ont pour tout patrimoine

Que la misère

Ces femmes et enfants rongés

Par les maladies

Ce peuple analphabète, ignorant

Dont l’avenir est incertain

 

Quand je vous vois, Gens d’Europe,

De La Haye jusqu’à Berlin

De Copenhague à Barcelone

Avec vos intellectuels et vos politiciens

Qui défendent vos droits

Et préparent votre avenir,

Je pense à nos dirigeants qui ne pensent qu’à eux

A leur prestige personnel

Leur puissance

La mégalomanie

La richesse

Avec leur népotisme

Leur arrivisme

Leur régionalisme

 

Quand je vous vois exulter, Peuples d’Europe,

Evoluer dans vos villes

Dans vos rues de la Civilisation

Avec ce petit air d’êtres heureux,

Je l’avoue, vous me faites envie

Et je me demande qui

Mais qui vraiment un jour

Se lèvera du milieu de mon peuple

Pour s’occuper de lui

De son avenir

Comme vous le faites chez vous si bien ?


Yves-Emmanuel Dogbé, in la revue Silex n°23

Dessin par Plantu

Par Guillaume Riou - Publié dans : Poésie
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Mardi 29 juillet 2008

Il neige depuis six semaines,

 

Le portail en fonte arbore un crâne pour blason

Son mantel ne laisse entrevoir que des vapeurs d’expiration

 

Sous le torve regard des freux de mauvaise augure

Il longe les cèdres de l’allée du funeste manoir

Vers les entrailles d’un parc où lumière ne pénètre.

Le baron est de retour !

 

Les sillons calcinés de ses faits d’arme

Ont balafré les hostiles contrées du royaume ;

Il revient de l’horreur

Pour embrasser sa belle.

 

La noire demeure est sertie au creux d’une doline de l’enfer

Ses arrêtes austères se dressent… lames de pierre.

Pétrifiés aux sombres arcs-boutants,

Des cerbères sculptés crachent le sang des cieux.

 

La lourde porte en chêne

Entaillée d’hémorragies de fer

S’agrippe aux parois

Par de vieux gonds grinçants.

Nulle âme n’y vit…

Ne restent que les stèles d’un jardin de chairs

Où dort déjà sa dulcinée,

Au tréfonds de l’abîme.

 

Spectre de fumée, aux mains glacées

Effluves du trépas

Le baron des ténèbres, vil chevalier

Retourne à la terre.

Il neige depuis six semaines. 


Guillaume Riou (écrit en avril 2008)

Par Guillaume Riou - Publié dans : Quelques-uns de mes écrits...
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Jeudi 24 juillet 2008

J'suis pas un grand Fan de Bob Dylan... mais, je dois avouer que la poésie de ce morceau me plaît beaucoup :



'Til I Fell In Love With You

Tant qu’j’étais pas amoureux de toi

Well my nerves are exploding And my body’s tense
I feel like the whole world got me pinned up against the fence
I been hit too hard ; I’ve seen too much
Nothing can heal me now, But your touch
I just don't know what I'm gonna do
I was allright 'til I fell in love with you

J’ai les nerfs qui explosent et tout le corps tendu
J’ai l’impression que le monde entier m’a cloué sur des barbelés
j’en ai trop pris dans la figure j’en ai trop vu
Plus rien ne me guérira, à part te toucher
Je ne sais vraiment pas quoi faire
Tout allait bien tant qu’j’étais pas amoureux de toi

Well my house is on fire burnin' to the sky
I thought it would rain but the clouds passed by
I feel like I'm comin' to the end of my way
But I know God is my shield and he won't lead me astray
Still I don't know what I'm gonna do
I was allright 'til I fell in love with you

Oh y a l’feu à ma maison des flammes jusqu’au ciel
Je croyais bien qu’il pleuvrait mais les nuages sont passés
J’ai l’impression que j’arrive au bout du chemin
Mais Dieu me protège, je sais qu’il ne me laissera pas de côté
Je ne sais toujours pas quoi faire
Tout allait bien tant qu’j’étais pas amoureux de toi

Boys in the street Beginnin' to play
Girls like birds Flyin' away
When I'm gone You will remember my name
I'm gonna win my way to wealth and fame
I just don't know what I'm gonna do
I was allright 'til I fell in love with you

Les garçons dans la rue commencent à jouer
Les filles comme des oiseaux s’envolent au loin
Quand je ne serai plus là tu te rappelleras mon nom
je vais me tailler un chemin vers l’argent et la célébrité
Pourtant je ne sais vraiment pas quoi faire
Tout allait bien tant qu’j’étais pas amoureux de toi

Junk is pilin' up takin' up space
My eyes feel like they're fallin' off my face
Sweat fallin' down, I'm starin' at the floor
I'm thinkin' about that girl who won't be back no more
I don't know what I'm gonna do
I was allright 'til I fell in love with you

Les saletés s’entassent elles prennent tout l’espace
Mes yeux vont bientôt tomber de leurs orbites
La sueur s’écoule je fixe le plancher
En pensant à cette fille qui ne reviendra plus
Je ne sais vraiment pas quoi faire
Tout allait bien tant qu’j’étais pas amoureux de toi

Well I'm tired of talkin' I'm tired of tryin' to explain
My attempts to please you were all in vain
Tomorrow night before the sun goes down
If I'm still among the livin', I'll be Dixie bound
I just don't know what I'm gonna do
I was allright 'til I fell in love with you

Oui je suis las de parler je suis fatigué d’avoir à expliquer
Toutes mes tentatives pour te plaire ont été vaines
Demain soir avant le coucher du soleil
Si je suis encore de ce monde, je ferais route vers le Sud
Je ne sais toujours pas quoi faire
Tout allait bien tant qu’j’étais pas amoureux de toi


Morceau de l'album Time out of mind

Par Guillaume Riou - Publié dans : Poésie
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Lundi 21 juillet 2008

En souvenir d'une magnifique journée sur le lac enchanteur du Bourget et le vert canal de Savière :

 

Alphonse de Lamartine publie Les Méditations Poétiques  en 1820 et obtient un succès retentissant.

 

Le recueil des Méditations poétiques regroupe 24 poèmes qui auront été comme le premier manifeste du romantisme français. Il constitue une sorte de journal intime des expériences vécues par le poète entre 1815 et 1820, dont la plus célèbre fut inspirée par Julie Charles, la femme aimée évoquée dans "Le Lac".

 

Le poème, d'abord intitulé "Ode du Bourget", a été composé entre le 27 août et le début du mois de septembre 1817.

Lamartine se souvient de Julie. Le poète se trouve dans un lieu qui lui est cher, près d'un lac, qui a été le témoin de ses amours, et lorsqu'il y revient sans la femme aimée désormais morte, il prend douloureusement conscience de la fuite du temps. Il se rend compte que seule la nature peut conserver la trace des amours vécues.



Le lac

Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges
Jeter l'ancre un seul jour ?

 

Ô lac ! l'année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu'elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m'asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s'asseoir !

 

Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,
Ainsi le vent jetait l'écume de tes ondes
Sur ses pieds adorés.

 

Un soir, t'en souvient-il ? nous voguions en silence ;
On n'entendait au loin, sur l'onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.

 

Tout à coup des accents inconnus à la terre
Du rivage charmé frappèrent les échos ;
Le flot fut attentif, et la voix qui m'est chère
Laissa tomber ces mots :

 

" Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !

 

" Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.

 

" Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m'échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l'aurore
Va dissiper la nuit.

 

" Aimons donc, aimons donc ! de l'heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive ;
Il coule, et nous passons ! "

 

Temps jaloux, se peut-il que ces moments d'ivresse,
Où l'amour à longs flots nous verse le bonheur,
S'envolent loin de nous de la même vitesse
Que les jours de malheur ?

 

Eh quoi ! n'en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
Quoi ! passés pour jamais ! quoi ! tout entiers perdus !
Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
Ne nous les rendra plus !

 

Éternité, néant, passé, sombres abîmes,
Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes
Que vous nous ravissez ?

 

Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !
Vous, que le temps épargne ou qu'il peut rajeunir,
Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
Au moins le souvenir !

 

Qu'il soit dans ton repos, qu'il soit dans tes orages,
Beau lac, et dans l'aspect de tes riants coteaux,
Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages
Qui pendent sur tes eaux.

 

Qu'il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
Dans l'astre au front d'argent qui blanchit ta surface
De ses molles clartés.

 

Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu'on entend, l'on voit ou l'on respire,
Tout dise : Ils ont aimé !


Alphonse de Lamartine (1790-1869), in Méditations poétiques



Webcam du lac en direct d'Aix-les-bains, en cliquant ici 

Par Guillaume Riou - Publié dans : Poésie
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Mercredi 16 juillet 2008



Poissons… nous sommes
Dans cette planète aquarium,
Et nous tournons, nous tournons… 


Voilà déjà trente ans que je fais des bulles
Dans l’eau croupie de nos scrupules,
Où nous tournons, nous tournons…

Guillaume Riou

Par Guillaume Riou - Publié dans : Quelques-uns de mes écrits...
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Mardi 15 juillet 2008

 

Mon ange je t'ai haï
Je t'ai laissé aimer d'autres que moi
Un peu plus loin qu'ici
Mon ange je t'ai trahi
Tant de nuits alité
Que mon cœur a cessé
De me donner la vie
Si loin de moi...

Des armées insolites,
Et des ombres équivoques,
Des fils dont on se moque,
Et des femmes que l'on quitte
Des tristesses surannées
Des malheurs qu'on oublie
Des ongles un peu noircis...

Mon ange je t'ai puni
A tant me sacrifier
Icône idolâtrée
Immondices à la nuit
Mon ange je t'ai haï
Je t'ai laissé tuer
Nos jeunesses ébauchées
Le reste de nos vies
Si loin de moi...

Mes armées insolites
Et des ombres équivoques
Des fils dont on se moque,
Et des femmes que l'on quitte
Des tristesses surannées
Des malheurs qu'on oublie
Des ongles un peu noircis...

Mon ange je t'ai haï...

 

Alain Bashung

 

Par Guillaume Riou - Publié dans : Poésie
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Mardi 8 juillet 2008

Passer mon visage dans les cheveux d’une femme, inhaler ce bouquet qui rend fou d’ivresse… un ressenti mis en vers depuis des siècles : 

 


Ze chevelure, par Benoît Gréant

Laisse-moi respirer longtemps, longtemps, l'odeur de tes cheveux, y plonger tout mon visage, comme un homme altéré dans l'eau d'une source, et les agiter avec ma main comme un mouchoir odorant, pour secouer dans l'air.


Si tu pouvais savoir tout ce que je vois ! Tout ce que j'entends dans tes cheveux ! Mon âme voyage sur le parfum comme l'âme des autres hommes sur la musique.

 

Charles Baudelaire, Un hémisphère dans une chevelure, Petits Poèmes en prose, XVII

 

 

 

J'ai tellement pris pour clarté ta chevelure
Que comme lorsqu'on a trop fixé le soleil,
On voit sur toute chose ensuite un rond vermeil,
Sur tout, quand j'ai quitté les feux dont tu m'inondes,
Mon regard ébloui pose des taches blondes !

Edmond Rostand, in Cyranno de Bergerac, acte III scène VII

 

 

 

Ces cheveux, ces liens dont mon cœur tu enlaces,
Menus, primes, subtils, qui coulent aux talons,
Entre noirs, châtains, bruns, déliés et longs,
Tels que Vénus les porte et ses trois belles Grâces,

Me tiennent si étreint, Amour, que tu me passes
Au cœur en les voyant cent pointes d'aiguillons,
Dont le moindre des nœuds pourrait des plus félons
En leur plus grand courroux arrêter les menaces.

Pierre de Ronsard, Sonnets pour Hélène - Second Livre

  

Cup of tea, par M. Sauvage

  

Par Guillaume Riou - Publié dans : Poésie
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Citations

"Les poèmes sont des bouts d'existence incorruptibles que nous lançons à la gueule répugnante de la mort" René Char

"Les jambes des femmes sont des compas qui arpentent le globe terrestre en tous sens, lui donnant son équilibre et son harmonie."
François Truffaut 

"Occuper son esprit, c'est soulager son coeur." Constance de Salm-Dyck

"L'amitié est une âme à deux corps" Aristote

"C'est là ce qu'il ya dans l'homme de touchant et de beau, cette double aspiration vers ce qu'il désire et vers ce qu'il a perdu." Alexandre Humboldt (in Cosmos)

"Il vaut mieux mobiliser son intelligence sur des conneries que sa connerie sur des choses intelligentes" Jacques Rouxel (auteur des Shadoks)

"Un grain de poésie suffit à parfumer tout un siècle !" José Marti

"Comme cela nous semblerait flou, inconsistant et inquiétant Une tête de vivant... s'il n'y avait une tête de mort dedans." Jacques Prévert

"Le rêve que fait la note digne de ce nom, c’est d’échapper à sa nature fugitive, à sa chrysalide sans issue, à son éventuelle distribution, à sa noyade dans le général. (...) Elle suggère. N’insiste jamais ; fait souffrir — le souhaiterait — sans laisser jouir. Disons qu’elle est d’essence féminine." Georges Perros (in Papiers collés)

"En poésie, il faut chercher la lumière... même si l'on doit descendre très profond" Ile Eniger

"L'amour - c'est ce pays à l'infini ouvert par deux miroirs qui se font face" André Hardellet

"Hâte-toi, hâte-toi de transmettre ta part de merveilleux, de rébellion, de bienfaisance." René Char (in Commune présence)

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